Le nouveau premier ministre du Burkina  Yacouba Isaac Zida, lorsqu’il s’apprêtait à céder le pouvoir a suspendu le directeur général de la Société burkinabè d’électricité  sous prétexte que ce dernier a saboté la cérémonie de signature de la charte de la transition. Lors de ce moment très important, il y a eu une coupure d’électricité. Le DG de la Société burkinabè des hydrocarbures Boukary Jean-Baptiste de la Salle Béréhoundougou a connu le même sort.

 

Isaac Yacouba Zida doit limoger tous ceux qui sont supposés être proches du régime Compaoré (news.com.au)

I.Y. Zida doit limoger tous ceux qui sont supposés être proches du régime Compaoré (news.com.au)

Si ces derniers sont supposés être des proches de François Compaoré, ils ne sont pas les seuls directeurs généraux qui ont des accointances avec le petit frère de l’ancien président Blaise Compaoré. Certains d’entre eux ont aussi quitté le pays à cause de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobres 2014. D’autres sont encore là, bien discrets. Dans la logique, tous les directeurs généraux du Burkina doivent être limogés afin de remettre tout à plat. Au Burkina, tout le monde le sait jusque-là, pour occuper un poste de ministre, de directeur général ou autre, il fallait avoir les faveurs de François Compaoré et aussi la bonne carte, la carte du CDP.

Les protestations après la nomination de Adama Sagnon en qualité de ministre de la Culture et du Tourisme, précédemment DG du Bureau burkinabè des droits d’auteur (BBDA) sont la preuve que beaucoup de directeurs généraux ont toujours travaillé pour le compte du régime de Blaise Compaoré. Il faut éviter le deux poids deux mesures !

Sans vouloir défendre Jean Christophe Ilboudo (Sonabel) et Boukary Jean-Baptiste de la Salle Béréhoundougou, le prétexte de sabotage avancé par le désormais premier ministre n’est pas valable. Les  coupure d’électricité sont courantes. Ce n’est pas la première fois que ce genre de problème arrive lors d’une cérémonie en présence d’une haute personnalité.

Ce n’est pas normal qu’il y ait des coupures intempestives au Burkina Faso. Je concède. Mais, Zida doit rester dans sa logique et aller encore plus loin même. Les directeurs généraux ont avec eux, des collaborateurs. Très proches ! Des collaborateurs avec qui, ils partagent des confidences. Des collaborateurs avec qui, ils font des magouilles. Zida doit donc suivre sa logique : limoger tous les DG.

Trop précipité tout cela ? C’est trop précipité aussi que de limoger les deux directeurs généraux cités plus haut, car Zida a pris ses décisions alors qu’il était à un pas de céder le poste de président. Le bon sens aurait voulu qu’il laisse cette décision au président entrant. Mais ce que les Burkinabè n’ont pas vu, c’est que Zida a donné d’une main le pouvoir à un civil (le président Michel Kafando) pour le récupérer de l’autre main en se bombardant premier ministre, mais aussi et surtout ministre de la Défense.

Après l’ex Président du Faso Blaise Compaoré contraint à la démission suite aux soulèvements populaires des 30 et 31 octobre 2014, les agents du ministère de la culture et du tourisme ont obtenu la démission du tout nouveau fraîche et ministre de la culture et du tourisme du gouvernement de transition Adama Sagnon. En 48 heures, celui qui s’est fait connaitre (et oublier) dans l’affaire Norbert Zongo s’est fait rattraper par son passé.

(photo Burkina 24)

(photo Burkina 24)

La nomination du directeur général du Bureau Burkinabè des Droits d’Auteur (BBDA) Adama Sagnon a été mal reçue par les Burkinabè. Monsieur Adama Sagnon était le procureur du Faso en 2007 et avec Abdoulaye Barry, le procureur général lorsque la justice traitait le dossier Norbert Zongo. Ils ont décrété un non-lieu dans cette affaire pour manque de preuves. Ce qui a le plus choqué les Burkinabè en son temps, c’est l’arrogance avec laquelle, ce monsieur a traité la partie plaignante. Les Burkinabè n’ont pas oublié les résumés des conférences de presse pendant lesquels de façon acharnée Adama Sagnon défendaient l’absence de preuves alors que plusieurs pistes étaient bien en vue.

Par contre, lorsque François Compaoré a attrait le Journal l’Evènement pour diffamation, c’est encore Adama Sagnon qui a exigé trois mois d’emprisonnement contre Germain Bitiou Nama et Newton Ahmed Barry (proposé par la société civile pour le poste de Président de transition) et six mois de suspension du journal sur le même sujet : Norbert Zongo. N’est-ce pas lui qui a rejeté le rapport de la commission nationale d’enquête ? N’était-il pas mieux d’accepter ce rapport et ouvrir l’enquête au niveau de la justice ?

La partie civile exige un franc symbolique. Elle laisse la latitude au Tribunal de condamner et d’amender à sa guise les deux journalistes. A la fin du réquisitoire de la partie civile, une personne applaudit. Le public, comme un seul être, la cherche du regard. L’intéressé s’interrompt et ne se manifeste plus. Le ministère public, par la voix de Adama Sagnon, exige 3 mois d’emprisonnement avec sursis à l’encontre de Germain Bitiou Nama et de Newton Ahmed Barry et 6 mois de suspension du journal.
Le trio d’avocats de la défense demande la relaxe pure et simple de leurs clients. Les journalistes font leur métier. Ils écrivent pour informer. Leurs écrits ne sont nullement dans l’intention de nuire.
« La presse est libre quand elle chante les louanges du prince. Mais, elle devient diffamatoire quand elle s’intéresse à certains dossiers. Si dans l’affaire David Ouédraogo, on avait respecté la présomption d’innocence, on n’en serait pas là aujourd’hui. Tant que les hommes seront vivants, ils émettront leur pensée, leurs opinions », conclut Me Faraman
voir l’article.

«Nous connaissons l’homme, nous connaissons ses compétences. Il est Directeur général du BBDA, depuis un certain nombre d’années. Nous n’avons jamais appris que les artistes se plaignent de lui. Nous pensons qu’il fait du bon travail dans ce ministère ». Tels sont les propos du Lieutenant-Colonel Isaac Yacouba Zida lorsqu’il a été interrogé le lundi 24 novembre 2014 à sa sortie du premier conseil des ministres. Zida a montré ce jour-là, son ignorance sur la gestion du BBDA par Adama Sagnon. Il a été pris de contre-pied.

Adama Sagnon qui s'était fait oublié au BBDA s'est fait rattrapé par l'histoire en devenant ministre de la culture

Adama Sagnon qui s’était fait oublié au BBDA s’est fait rattrapé par l’histoire en devenant ministre de la culture

Depuis son arrivée au BBDA en remplacement de Balamine Ouattara, les artistes (j’en ai vu personnellement) ont défilé dans les stations de radio du Burkina pour se plaindre. Leurs œuvres étaient diffusées dans les radios et télévisions mais il n’y avait pas de traces au niveau du BBDA. Pourtant, chaque mois, des agents collectionnaient des fiches dans les différentes stations.

Avant de quitter la tête de l’Etat burkinabè, il a limogé le directeur général de Société Nationale Burkinabè de l’Electricité (SONABEL) sous prétexte qu’il a saboté la cérémonie de signature de la charte de transition. Ce fut plus tard au directeur de la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY) Jean Baptiste de la Salle Berehoudougou. Là, on attend toujours les raisons de ces décisions populistes.

Selon les rumeurs qui courent à Ouagadougou, ce monsieur qui vient de rentrer du Nigéria serait un camarade de classe du Lieutenant-colonel Isaac Zida depuis la classe de 5ème. En plus, ce monsieur serait un grand ami de François Compaoré. Certains évoquent des proximités familiales entre Adama Sagnon et la famille Compaoré. Au Burkina, il se raconte qu’au temps des Compaoré, il fallait être ami à François pour être un directeur général. Ainsi, Zida devrait d’ailleurs limoger tous les directeurs généraux.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la démission d’Adama Sagnon est une nouvelle victoire pour le peuple burkinabè. « Plus rien ne sera comme avant », a affirmé le Président Michel Kafando. Cette phrase est vraie, pas parce que c’est lui qui donnera l’exemple mais parce que les Burkinabè seront plus vigilants sur ce qui se passe dans leur pays.

Le diplomate Michel Kafando a été désigné à l’unanimité des 23 membres du collège de désignation du président de la transition au Burkina Faso. Après la prise de pouvoir par le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida, suite à la démission de Blaise Compaoré après les manifestations populaires des 30 et 31 octobre 2014, les Burkinabè étaient à la recherche d’un civil à la tête de l’Etat.

Michel Kafando va diriger le Burkina pendant un an

Michel Kafando succède à Yacouba Isaac Zida à la tête de l’Etat burkinabè

Après plusieurs tergiversations de la société civile, de l’opposition, mais aussi après les tentatives des militaires burkinabè de garder le pouvoir, les Burkinabè sont revenus à la raison. Ils ont trouvé un président qui va assurer la transition ce lundi 17 novembre 2014 à la salle des conférences du quartier Ouaga 2000 de Ouagadougou. Au cours d’une réunion qui a duré toute la nuit, les 23 membres du collège de désignation ont porté leur choix sur Michel Kafando.

Cinq candidats ont été proposés au poste de chef de l’Etat du Burkina. Il s’agit de deux journalistes Newton Ahmed Barry rédacteur en chef du journal L’Evènement et Chérif Sy, directeur de publication du journal Bendré. Joséphine Ouédraogo ancienne ministre de Thomas Sankara pendant la période révolutionnaire et Michel Kafando ancien ambassadeur du Burkina Faso. Monseigneur Paul Ouédraogo, l’homme d’Eglise qui faisait l’unanimité a refusé cette nomination.

Sur les cinq noms donnés au départ, Joséphine Ouédraogo, Chérif Sy et Michel Kafando ont été sélectionnés et auditionnés. Finalement Michel Kafando a été retenu. Ce diplomate chevronné n’est pas connu du public, mais il a une expérience des institutions internationales.

Si le départ de Blaise Compaoré a été le plus difficile, la désignation du nouveau président de la transition n’a pas été aisée. D’abord, les Burkinabè voulaient éviter le scénario du 3 janvier 1966 qui a vu l’arrivée du général Aboubacar Sangoulé Lamizana. Depuis lui jusqu’au lieutenant-colonel Zida, le Burkina Faso n’a plus connu un président civil. C’est pourquoi le 2 novembre 2014 certains manifestants ont tenté d’installer l’opposante Saran Séré Sérémé à la tête de l’Etat burkinabè.

La tâche assignée au nouveau président est colossale : la transition jusqu’en novembre prochain en attendant l’organisation d’élections législatives et présidentielle dans un contexte de méfiance. Une année, c’est court. Mais c’est ce qui pourrait être le véritable handicap de Michel Kafando. Des milliers de jeunes sont au chômage. Ils attendent que leurs problèmes soient résolus du jour au lendemain par un coup de baguette magique. Les Burkinabè comprendront-ils qu’il ne s’agit que d’un président de transition ? Dans un temps aussi court, il ne peut pas mener de véritables réformes. C’est à Michel Kafando, en premier, qui devrait tenter de faire comprendre qu’il n’est pas venu régler tous les problèmes du Burkina mais permettre, en premier lieu, au pays d’élire un président démocratiquement.

Les 30 et 31 octobre 2014, le peuple burkinabè s’est soulevé contre le régime du Président Blaise Compaoré qui voulait à tout prix modifié l’article 37 de la constitution qui limite l’occupation du fauteuil présidentiel à deux mandants de cinq ans. Les manifestations ont conduit à des pillages, des pneus brulés sur le goudron. Mais aussi des écrits un peu partout dans la ville de Ouagadougou. Des messages qui exprimaient le ras-le-bol mais aussi la soif de changement. 

 

Les stigmates du soulèvement populaire au Burkina Faso

Blaise Dégage sur plusieurs murs de Ouagadougou, l’on a vu ce message

 Les manifestants ont crié pendant les différentes manifestations: « Blaise Dégagé ».

 

C'est cette année que les Burkinabè ont commencé à crier à haute voix, cette phrase

Pour l’une des rares, fois, l’on a vu des Burkinabè traités aussi ouvertement leur chef de l’État: Dictateur

Les manifestants avaient déjà annoncé la fin du régime de Blaise Compaoré

La fin du régime de Blaise Compaoré mais seul lui ne l’avait pas compris. La révolution des 30 et 31 octobre 2014 ont mit au règne du Blaiso, le nom effectué de l’ancien chef de l’Etat.

Kouamé Lougué

Les manifestants ont appelé Kouamé Lougué au secours mais ce dernier n’a pas répondu à leur appel. Lorsqu’il l’a fait le dimanche 2 novembre 2014, le Lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida s’était déjà confortablement installé volant ainsi au peuple burkinabè sa révolution démocratique et populaire.

 

Blaise Compaoré Ebola

Avec l’actualité en Afrique de l’ouest marquée par l’épidémie du virus Ebola qui sévit dans certains pays de la sous-région, certains ont traité Blaise Compaoré d’Ebola.

Tout cela était inimaginable au lendemain de l’élection présidentielle de 2005.

 

Le 31 octobre 2014, à la place de la nation, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida a été « intronisé » chef de l’Etat en remplacement du général Honoré Nabéré Traoré. Si celui que personne ne voyait venir s’est proclamé chef de l’État, c’est à cause des tergiversations des acteurs de la révolution du 30 et 31 octobre 2014.

Yacouba Isaac Zida est le Chef de l'Etat depuis le 31 octobre 2014

Yacouba Isaac Zida le chef d’État burkinabè (au milieu) AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Personne, pas même lui ne s’attendait à ce qu’il soit un jour chef de l’État encore moins, chef de transition au lendemain le jour du soulèvement populaire du 30 octobre 2014. Après avoir fait le plus dur, faire partir Blaise Compaoré, les révolutionnaires ont eu (et ont) du mal à lui trouver un successeur. C’est finalement, contre toute attente, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida qui a pris ses responsabilités avec la bénédiction de certains acteurs de la société civile dont l’influent « Balai Citoyen ».

Le refus de Kouamé Lougué

Si Yacouba Isaac Zida a été porté à la tête de l’Etat burkinabè, c’est d’abord parce que celui que tout le monde a plébiscité, celui que Boukary Kaboré dit le Lion, ancien compagnon de Thomas Sankara, est allé faire sortir de la retraite, a refusé de répondre « à l’appel du peuple » qui scandait pourtant son nom à tue-tête devant l’Etat-Major général des armées le 31 octobre 2014. Kouamé Lougué, qu’on disait populaire dans l’armée et adulé, craint par Blaise Compaoré, a jeté l’éponge sous prétexte qu’il aurait été assassiné. Si ce qu’il dit est vrai, alors l’homme n’était pas si populaire qu’on nous l’a fait croire. A moins qu’il ait voulu épargner le pays d’un bain de sang. Mais pourquoi se raviser et repartir quelques jours plus tard (le dimanche 2 novembre) faire une déclaration à la télévision nationale du Burkina pour soi-disant répondre à l’appel du peuple ?

Une situation inattendue

Si le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida est arrivé à la tête de l’Etat burkinabè, c’est aussi parce que personne, à la date du 29 octobre, la veille de la révolution et deux jours avant la démission du Président du Faso Blaise Compaoré, ne savait qu’il quitterait le pouvoir. Tout ce que les manifestants demandaient jusque-là, c’est le respect de l’article 37 de la constitution (qui stipule que le Président du Faso est éligible pour cinq ans renouvelable une fois). Un point un trait. Lors des différents meetings et marches, certains jeunes ont toujours souhaité marché sur le Palais de Kossyam. Mais leur appel n’a pas été entendu. Le 30 octobre, c’est à l’instinct qu’ils ont agi, saccageant l’Assemblée Nationale, l’hôtel Azalai où logeaient des députés du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) favorables au referendum et les domiciles de certains bonzes du pouvoir. Sous le contrôle des acteurs de la société civile et de la classe politique, tout cela ne serait pas arrivé. L’opposition avait perdu le contrôle de la situation.

Tergiversation de l’opposition

Les opposants et la société civile n’ont pas su prendre leurs responsabilités à temps. Aucun civile, disent-ils, ne peut gérer le pouvoir. N’était-ce pas par peur du « qu’en dira-ton ? » N’est-ce pas parce que personne dans l’opposition ne fait confiance à l’autre malgré l’apparente union? N’est-ce pas parce que l’opposition ne s’est jamais préparée à un coup pareil ? Difficile de préparer pareil situation. Les révolutionnaires, ces jeunes, surtout, qui demandaient à marcher sur le palais de Kossyam, ont souhaité que le général Kouamé Lougué prenne les rennes de l’Etat mais comme dit plus haut, ce dernier refusa. Alors, ils ont choisi la personne qu’ils estimaient être la mieux placée pendant les tergiversations de l’opposition, embourbée dans des négociations dont les manifestants n’avaient aucun écho.

Zida ou quand l’armée prend la main

Si Yacouba Isaac Zida a pris les commandes de l’Etat, c’est bien parce que tous les plans avaient échoué. « Yacouba Isaac Zida, c’est du Compaoré sans Compaoré », aiment à dire les Burkinabè. Pourquoi ? Hervé Ouattara dans un entretien confié au journal L’Observateur Paalga explique qu’il a connu Zida le 30 octobre 2014, lors de la marche sur Kossyam, où il a été reçu par Blaise Compaoré.

       L’Observateur Paalga : Comment avez-vous connu le président Zida ?

Hervé Ouattara : C’est à Kossyam que j’ai fait sa connaissance, lorsque nous y sommes allés avec le général Diendiéré rencontrer le président.

C’est après avoir échoué à convaincre Gilbert Diendéré de perpétrer un coup d’Etat contre Blaise Compaoré, l’opposition à Honoré Nabéré Traoré, que finalement Yacouba Isaac Zida a été proposé par les militaires. Personne ne voulait de Honoré Nabéré Traoré qui a raté l’occasion en ne destituant par Blaise Compaoré le 30 octobre lorsqu’il a dissout le gouvernement et suspendu la constitution. Qui pouvait tenir tête à la toute puissante Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) qui a une mauvaise réputation dans ce pays ? Pas Lougué ! Pas Nabéré Traoré qui finalement a fait allégeance en signant un communiqué du chef d’État-major général adjoint Pingrenoma Zagré

Le « Balai Citoyen », et certains mouvements anti-referendum n’ont pas compris à temps que Zida est membre du RSP. Une seule personne a été assez lucide pour refuser le choix des militaires : Luc Marius Ibriga. Si Smockey, Augustin Loada, Sam’S K le Jah l’avait écouté, ils n’auraient pas commis cette erreur qu’ils reconnaissent en secret. C’est sûr que si ces derniers savaient que Zida était le numéro 2 du RSP, adjoint donc du chef de corps Boureima Kéré, ils auraient refusé. Mais le mal était déjà fait. Il fallait l’assumer. Ce qu’ils ont fait. Avec courage ! C’est donc sans cet imbroglio que cet homme que personne n’a vu venir s’est imposé comme l’homme du fort du Burkina Faso depuis le 31 octobre 2014.