Sur mon profil Facebook, j’ai publié un post dans lequel je m’indignais du fait qu’un agent de la télévision privée burkinabè Canal 3 affirmait qu’ils voulaient faire carrière à Canal 3 alors que le personnel exige le départ sans condition depuis le 23 décembre 2014 de la direction. Mes propos ont mal été jugés par certains qui pensaient que j’étais contre cette grève. Toute personne qui connait les conditions d’exercice du métier de journaliste au Burkina Faso ne peut être contre cette grève. Pour moi, compte tenu de la situation des journalistes au Burkina Faso et tenant compte du cas particulier de Canal 3, j’ai trouvé que c’est manqué d’ambition que de vouloir y faire sa carrière. Je sais très bien dans quelles conditions les journalistes travaillent au Burkina.

Canal 3

Les salaires indécents : Le Burkina Faso a adopté une convention collective dans laquelle sont mentionnées les conditions dans lesquelles les journalistes burkinabè doivent être traités. D’abord, cette convention est collective est dépassée par rapport à la réalité. Mais, mis à part deux ou trois médias, aucun d’entre eux ne respectent cette convention. Combien de journalistes peuvent se targuer d’empocher 100 mille francs CFA de salaire ? 100 mille francs, déjà sont des miettes lorsqu’on sait qu’un loyer, (une chambre et salon), est de 25 mille francs CFA au minimum (sans touche interne, cuisine, ni carreau). Et si on ajoute les factures d’électricités, d’eau, le carburant…

En plus, les avantages qu’offre la carte de presse en conformité avec la convention collective ne sont pas encore pris en compte. Les journalistes burkinabè ressemblent un peu plus à des mendiants, obligés de faire la course aux « gombos », (les 5 mille francs CFA et 10 mille francs CFA de perdiems que donnent certaines organisations lors de la couverture de leurs évènements). Il n’est pas rare de voir les journalistes traînés pendant plusieurs minutes après la couverture d’une cérémonie juste parce qu’ils attendent un hypothétique « gombo » de 5 mille francs CFA. Lorsque cet argent ne vient pas, certains parfois arrivent à exiger l’exiger  aux organisateurs comme si c’était un droit : il faut payer l’argent de l’essence parce que le patron n’a rien donné lorsqu’on quittait le bureau.

Les conditions précaires : En plus des bas salaires que les journalistes doivent supporter, ils se doivent aussi faire face aux manques de matériels. De nombreux médias manquant de tout jusqu’au siège. C’est au journaliste de se débrouiller pour la couverture des évènements, pour la rédaction de son article, son déplacement sur le terrain etc. Tout en réalité. Heureusement, les téléphones portables sont là pour nous sauver pour les enregistrements des voix et la prise des photos.

L’insuffisance du personnel : Dans certains médias, les journalistes sont moins de 5. Ainsi, ces derniers doivent se taper plusieurs reportages par jour et en plus de cela, animer des émissions pour ceux qui travaillent dans les radios ou la télé. La qualité du travail s’en ressent bien évidemment avec des critiques acerbes du public qui veut forcément faire une comparaison avec le professionnalisme des médias étrangers. Le journaliste dans une telle situation manque de temps pour son épanouissement. Il ne peut rien entreprendre parce qu’il est toujours occupé sur le terrain des couvertures médiatiques, la rédaction de son article etc. Lorsqu’il rentre chez lui, c’est juste pour dormir. Il n’a même plus de vie sociale. Les journalistes sont abonnés absents aux funérailles, baptême, mariage de leurs proches. Il ne faut surtout pas évoquer l’une de ces situations pour justifier une absence.

La fourberie des patrons : Pendant que les journalistes croupissent dans la misère, leurs patrons roulent dans des voitures rutilantes, dorment dans des duplex? sortent avec de belles, animent des conférences à n’en pas finir etc. Pour eux, payer décemment les employés revient à jeter de l’argent par la fenêtre. L’exigence des patrons de presse par rapport à la tâche abattue par les journalistes est disproportionnelle aux offres salariales. Des journalistes touchent parfois 30 mille francs CFA seulement de salaire ! N’est-ce pas pour cela que d’autres, au lieu de proposer des contrats en bonne et due forme, proposent plutôt des piges. On vous achète à article 1000 francs même.

Le journalisme, un dépotoir : Si les journalistes travaillent dans ces conditions, c’est en parti aussi parce que ce métier est devenu ou est un dépotoir pour ceux qui n’ont rien trouvé à faire ailleurs. Ils sont nombreux à parachuter dans le métier sans formation ni passion aucune, mais surtout parce qu’ils ont échoué ailleurs. Quand c’est ainsi, ils acceptent toutes les conditions aussi mauvaises sont-elles que leurs proposes les patrons de presse. Ce sont des propositions que d’autres ont refusé. L’on se retrouve dans un cercle vicieux car, engagé un journaliste dans un contexte s’apparente à de l’aumône. Ils estiment être redevables à leurs patrons et n’osent donc plus revendiquer quoi que ce soit. Il n’est pas rare d’entendre, parlant de journalistes passés par des écoles de formations, qu’ils font le malin. Certains patrons de presse ne se cachent même pas. Ils ne souhaitent pas engager les journalistes formés sous prétexte qu’ « ils se prennent pour des connaisseurs ». C’est ainsi que vous verrez des journalistes faire de la littérature (des dissertations) en venant vomir les petits mots appris par cœur dans le dictionnaire. Donc, si tu te vends moins cher, on t’achète moins cher.

Ceci n’est qu’une part de la partie cachée de l’iceberg des de travail des journalistes burkinabè. On pourrait prendre des heures, des lignes pour évoquer ces problèmes que connaissent les journalistes burkinabè. Il faudrait donc comprendre que le cas de Canal 3 n’est qu’une miniature de ce que vivent les journalistes burkinabè. On ne peut donc pas s’opposer à ce qu’ils revendiquent de meilleurs conditions de travaillent.

Le nouveau premier ministre du Burkina  Yacouba Isaac Zida, lorsqu’il s’apprêtait à céder le pouvoir a suspendu le directeur général de la Société burkinabè d’électricité  sous prétexte que ce dernier a saboté la cérémonie de signature de la charte de la transition. Lors de ce moment très important, il y a eu une coupure d’électricité. Le DG de la Société burkinabè des hydrocarbures Boukary Jean-Baptiste de la Salle Béréhoundougou a connu le même sort.

 

Isaac Yacouba Zida doit limoger tous ceux qui sont supposés être proches du régime Compaoré (news.com.au)

I.Y. Zida doit limoger tous ceux qui sont supposés être proches du régime Compaoré (news.com.au)

Si ces derniers sont supposés être des proches de François Compaoré, ils ne sont pas les seuls directeurs généraux qui ont des accointances avec le petit frère de l’ancien président Blaise Compaoré. Certains d’entre eux ont aussi quitté le pays à cause de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobres 2014. D’autres sont encore là, bien discrets. Dans la logique, tous les directeurs généraux du Burkina doivent être limogés afin de remettre tout à plat. Au Burkina, tout le monde le sait jusque-là, pour occuper un poste de ministre, de directeur général ou autre, il fallait avoir les faveurs de François Compaoré et aussi la bonne carte, la carte du CDP.

Les protestations après la nomination de Adama Sagnon en qualité de ministre de la Culture et du Tourisme, précédemment DG du Bureau burkinabè des droits d’auteur (BBDA) sont la preuve que beaucoup de directeurs généraux ont toujours travaillé pour le compte du régime de Blaise Compaoré. Il faut éviter le deux poids deux mesures !

Sans vouloir défendre Jean Christophe Ilboudo (Sonabel) et Boukary Jean-Baptiste de la Salle Béréhoundougou, le prétexte de sabotage avancé par le désormais premier ministre n’est pas valable. Les  coupure d’électricité sont courantes. Ce n’est pas la première fois que ce genre de problème arrive lors d’une cérémonie en présence d’une haute personnalité.

Ce n’est pas normal qu’il y ait des coupures intempestives au Burkina Faso. Je concède. Mais, Zida doit rester dans sa logique et aller encore plus loin même. Les directeurs généraux ont avec eux, des collaborateurs. Très proches ! Des collaborateurs avec qui, ils partagent des confidences. Des collaborateurs avec qui, ils font des magouilles. Zida doit donc suivre sa logique : limoger tous les DG.

Trop précipité tout cela ? C’est trop précipité aussi que de limoger les deux directeurs généraux cités plus haut, car Zida a pris ses décisions alors qu’il était à un pas de céder le poste de président. Le bon sens aurait voulu qu’il laisse cette décision au président entrant. Mais ce que les Burkinabè n’ont pas vu, c’est que Zida a donné d’une main le pouvoir à un civil (le président Michel Kafando) pour le récupérer de l’autre main en se bombardant premier ministre, mais aussi et surtout ministre de la Défense.

Après l’ex Président du Faso Blaise Compaoré contraint à la démission suite aux soulèvements populaires des 30 et 31 octobre 2014, les agents du ministère de la culture et du tourisme ont obtenu la démission du tout nouveau fraîche et ministre de la culture et du tourisme du gouvernement de transition Adama Sagnon. En 48 heures, celui qui s’est fait connaitre (et oublier) dans l’affaire Norbert Zongo s’est fait rattraper par son passé.

(photo Burkina 24)

(photo Burkina 24)

La nomination du directeur général du Bureau Burkinabè des Droits d’Auteur (BBDA) Adama Sagnon a été mal reçue par les Burkinabè. Monsieur Adama Sagnon était le procureur du Faso en 2007 et avec Abdoulaye Barry, le procureur général lorsque la justice traitait le dossier Norbert Zongo. Ils ont décrété un non-lieu dans cette affaire pour manque de preuves. Ce qui a le plus choqué les Burkinabè en son temps, c’est l’arrogance avec laquelle, ce monsieur a traité la partie plaignante. Les Burkinabè n’ont pas oublié les résumés des conférences de presse pendant lesquels de façon acharnée Adama Sagnon défendaient l’absence de preuves alors que plusieurs pistes étaient bien en vue.

Par contre, lorsque François Compaoré a attrait le Journal l’Evènement pour diffamation, c’est encore Adama Sagnon qui a exigé trois mois d’emprisonnement contre Germain Bitiou Nama et Newton Ahmed Barry (proposé par la société civile pour le poste de Président de transition) et six mois de suspension du journal sur le même sujet : Norbert Zongo. N’est-ce pas lui qui a rejeté le rapport de la commission nationale d’enquête ? N’était-il pas mieux d’accepter ce rapport et ouvrir l’enquête au niveau de la justice ?

La partie civile exige un franc symbolique. Elle laisse la latitude au Tribunal de condamner et d’amender à sa guise les deux journalistes. A la fin du réquisitoire de la partie civile, une personne applaudit. Le public, comme un seul être, la cherche du regard. L’intéressé s’interrompt et ne se manifeste plus. Le ministère public, par la voix de Adama Sagnon, exige 3 mois d’emprisonnement avec sursis à l’encontre de Germain Bitiou Nama et de Newton Ahmed Barry et 6 mois de suspension du journal.
Le trio d’avocats de la défense demande la relaxe pure et simple de leurs clients. Les journalistes font leur métier. Ils écrivent pour informer. Leurs écrits ne sont nullement dans l’intention de nuire.
« La presse est libre quand elle chante les louanges du prince. Mais, elle devient diffamatoire quand elle s’intéresse à certains dossiers. Si dans l’affaire David Ouédraogo, on avait respecté la présomption d’innocence, on n’en serait pas là aujourd’hui. Tant que les hommes seront vivants, ils émettront leur pensée, leurs opinions », conclut Me Faraman
voir l’article.

«Nous connaissons l’homme, nous connaissons ses compétences. Il est Directeur général du BBDA, depuis un certain nombre d’années. Nous n’avons jamais appris que les artistes se plaignent de lui. Nous pensons qu’il fait du bon travail dans ce ministère ». Tels sont les propos du Lieutenant-Colonel Isaac Yacouba Zida lorsqu’il a été interrogé le lundi 24 novembre 2014 à sa sortie du premier conseil des ministres. Zida a montré ce jour-là, son ignorance sur la gestion du BBDA par Adama Sagnon. Il a été pris de contre-pied.

Adama Sagnon qui s'était fait oublié au BBDA s'est fait rattrapé par l'histoire en devenant ministre de la culture

Adama Sagnon qui s’était fait oublié au BBDA s’est fait rattrapé par l’histoire en devenant ministre de la culture

Depuis son arrivée au BBDA en remplacement de Balamine Ouattara, les artistes (j’en ai vu personnellement) ont défilé dans les stations de radio du Burkina pour se plaindre. Leurs œuvres étaient diffusées dans les radios et télévisions mais il n’y avait pas de traces au niveau du BBDA. Pourtant, chaque mois, des agents collectionnaient des fiches dans les différentes stations.

Avant de quitter la tête de l’Etat burkinabè, il a limogé le directeur général de Société Nationale Burkinabè de l’Electricité (SONABEL) sous prétexte qu’il a saboté la cérémonie de signature de la charte de transition. Ce fut plus tard au directeur de la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY) Jean Baptiste de la Salle Berehoudougou. Là, on attend toujours les raisons de ces décisions populistes.

Selon les rumeurs qui courent à Ouagadougou, ce monsieur qui vient de rentrer du Nigéria serait un camarade de classe du Lieutenant-colonel Isaac Zida depuis la classe de 5ème. En plus, ce monsieur serait un grand ami de François Compaoré. Certains évoquent des proximités familiales entre Adama Sagnon et la famille Compaoré. Au Burkina, il se raconte qu’au temps des Compaoré, il fallait être ami à François pour être un directeur général. Ainsi, Zida devrait d’ailleurs limoger tous les directeurs généraux.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la démission d’Adama Sagnon est une nouvelle victoire pour le peuple burkinabè. « Plus rien ne sera comme avant », a affirmé le Président Michel Kafando. Cette phrase est vraie, pas parce que c’est lui qui donnera l’exemple mais parce que les Burkinabè seront plus vigilants sur ce qui se passe dans leur pays.

Le diplomate Michel Kafando a été désigné à l’unanimité des 23 membres du collège de désignation du président de la transition au Burkina Faso. Après la prise de pouvoir par le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida, suite à la démission de Blaise Compaoré après les manifestations populaires des 30 et 31 octobre 2014, les Burkinabè étaient à la recherche d’un civil à la tête de l’Etat.

Michel Kafando va diriger le Burkina pendant un an

Michel Kafando succède à Yacouba Isaac Zida à la tête de l’Etat burkinabè

Après plusieurs tergiversations de la société civile, de l’opposition, mais aussi après les tentatives des militaires burkinabè de garder le pouvoir, les Burkinabè sont revenus à la raison. Ils ont trouvé un président qui va assurer la transition ce lundi 17 novembre 2014 à la salle des conférences du quartier Ouaga 2000 de Ouagadougou. Au cours d’une réunion qui a duré toute la nuit, les 23 membres du collège de désignation ont porté leur choix sur Michel Kafando.

Cinq candidats ont été proposés au poste de chef de l’Etat du Burkina. Il s’agit de deux journalistes Newton Ahmed Barry rédacteur en chef du journal L’Evènement et Chérif Sy, directeur de publication du journal Bendré. Joséphine Ouédraogo ancienne ministre de Thomas Sankara pendant la période révolutionnaire et Michel Kafando ancien ambassadeur du Burkina Faso. Monseigneur Paul Ouédraogo, l’homme d’Eglise qui faisait l’unanimité a refusé cette nomination.

Sur les cinq noms donnés au départ, Joséphine Ouédraogo, Chérif Sy et Michel Kafando ont été sélectionnés et auditionnés. Finalement Michel Kafando a été retenu. Ce diplomate chevronné n’est pas connu du public, mais il a une expérience des institutions internationales.

Si le départ de Blaise Compaoré a été le plus difficile, la désignation du nouveau président de la transition n’a pas été aisée. D’abord, les Burkinabè voulaient éviter le scénario du 3 janvier 1966 qui a vu l’arrivée du général Aboubacar Sangoulé Lamizana. Depuis lui jusqu’au lieutenant-colonel Zida, le Burkina Faso n’a plus connu un président civil. C’est pourquoi le 2 novembre 2014 certains manifestants ont tenté d’installer l’opposante Saran Séré Sérémé à la tête de l’Etat burkinabè.

La tâche assignée au nouveau président est colossale : la transition jusqu’en novembre prochain en attendant l’organisation d’élections législatives et présidentielle dans un contexte de méfiance. Une année, c’est court. Mais c’est ce qui pourrait être le véritable handicap de Michel Kafando. Des milliers de jeunes sont au chômage. Ils attendent que leurs problèmes soient résolus du jour au lendemain par un coup de baguette magique. Les Burkinabè comprendront-ils qu’il ne s’agit que d’un président de transition ? Dans un temps aussi court, il ne peut pas mener de véritables réformes. C’est à Michel Kafando, en premier, qui devrait tenter de faire comprendre qu’il n’est pas venu régler tous les problèmes du Burkina mais permettre, en premier lieu, au pays d’élire un président démocratiquement.

Les 30 et 31 octobre 2014, le peuple burkinabè s’est soulevé contre le régime du Président Blaise Compaoré qui voulait à tout prix modifié l’article 37 de la constitution qui limite l’occupation du fauteuil présidentiel à deux mandants de cinq ans. Les manifestations ont conduit à des pillages, des pneus brulés sur le goudron. Mais aussi des écrits un peu partout dans la ville de Ouagadougou. Des messages qui exprimaient le ras-le-bol mais aussi la soif de changement. 

 

Les stigmates du soulèvement populaire au Burkina Faso

Blaise Dégage sur plusieurs murs de Ouagadougou, l’on a vu ce message

 Les manifestants ont crié pendant les différentes manifestations: « Blaise Dégagé ».

 

C'est cette année que les Burkinabè ont commencé à crier à haute voix, cette phrase

Pour l’une des rares, fois, l’on a vu des Burkinabè traités aussi ouvertement leur chef de l’État: Dictateur

Les manifestants avaient déjà annoncé la fin du régime de Blaise Compaoré

La fin du régime de Blaise Compaoré mais seul lui ne l’avait pas compris. La révolution des 30 et 31 octobre 2014 ont mit au règne du Blaiso, le nom effectué de l’ancien chef de l’Etat.

Kouamé Lougué

Les manifestants ont appelé Kouamé Lougué au secours mais ce dernier n’a pas répondu à leur appel. Lorsqu’il l’a fait le dimanche 2 novembre 2014, le Lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida s’était déjà confortablement installé volant ainsi au peuple burkinabè sa révolution démocratique et populaire.

 

Blaise Compaoré Ebola

Avec l’actualité en Afrique de l’ouest marquée par l’épidémie du virus Ebola qui sévit dans certains pays de la sous-région, certains ont traité Blaise Compaoré d’Ebola.

Tout cela était inimaginable au lendemain de l’élection présidentielle de 2005.