Boukari Ouédraogo

Mali : c’est maintenant qu’ils se bougent

Après les offensives des islamistes d’Ençar Dine, du Moujao, du Mlna, Boko Haram etc. sous la coupe  d’Aqmi sur la ville de Konna le 11 janvier 2013,  la France a aidé l’armée malienne a récupérer cette localité tout en bombardant les bases des assaillants. Cette intervention qui était inévitable a mis du temps à venir.

Mali
(ph.lepoint.fr)

Enfin ! C’est le cri de soulagement des populations du nord-Mali mais de ceux du Sud. Après neuf mois d’occupation de la zone septentrionale, les premières frappes contres les bases jihadistes sont intervenues seulement en ce mois de janvier 2013. Pendant que la communauté internationale tergiversait à travers des sommets inutiles, des négociations ou dialogues qui pondaient rien de bon, les islamistes eux semaient la terreur dans les zones occupées en violant, amputant, des femmes et des jeunes, mariant de force les filles, enrôlant des enfants, détruisant des mausolées et autres monuments historiques.  De nombreux maliens s’étaient réfugiés dans les pays voisins comme le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie ou encore la Côte d’Ivoire. La situation économique dans cette zone était devenue plus que précaire.

L’un des premiers responsables de cette situation, est le capitaine Yaya Sanogo. Car ce que l’on oublie, dès que les rebelles ont commencé à conquérir la zone qu’ils appellent AZAWAD, la CEDEAO a voulu envoyer une troupe au Mali. Mais le putschiste et ses ouailles se sont opposés. Des manifestations contre une délégation de la CEDEAO avaient eu lieu. Pourtant après le coup d’Etat du 22 mars 2012 contre le régime de Hamadou Toumani Touré, l’armée malienne n’a pas réussi à stopper l’avancée du MLNA. Jusqu’à la veille de l’intervention française, des manifestations pro-putschistes appelaient au départ du président intérimaire Diocounda Traoré et disaient non à une intervention de la CEDEAO.

Si au départ le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré était parmi les va-t-en guerre, il changera de position assez rapidement pour jouer le rôle de médiateur de la CEDEAO. Les Islamistes ont profité de cette tribune pour jouer avec la CEDEAO et la communauté internationale tout en se renforçant pendant ce temps.

Aujourd’hui, quand on voit la mobilisation de la communauté internationale, de la CEDEAO au même des putschistes, on se dit qu’on a perdu du temps, trop de gâchis ! Car ce qui surprend, même si les rebelles sont supposés bien équipés et entraînés, l’on se rend compte que les bombardements des zones qu’ils occupaient s’est faite avec une facilité déconcertante. On avait tellement vanté l’équipement des Islamistes qu’on est surpris de la facilité avec laquelle l’armée française les a chassé et neutralisé en quelques jours. Enfin, les troupes de la CEDEAO feront leur entrée dans ce conflit puisque l’armée française a déjà ouvert la voie. On saura donc de quoi elles sont capables parce que cette affaire d’islamistes, de terrorisme, ne concerne pas seulement le Mali mais aussi toute la sous-région ouest africaine. Il ne faut pas oublier que pour ces rebelles l’islam, religion qu’ils utilisent pour leurs sales besognes, doit régner sur le monde entier. L’Union Africaine doit faire son entrée dans cette guerre contre le terrorisme. 


3 janvier 1966 : Le premier soulèvement populaire contre un régime en Afrique

Maurice Yaméogo, President of Upper Volta receiving welcoming blessing from deputy mayor of Jerusalem Rabbi Porush, par Cohen Fritz via the Israel National Photo Collection
Maurice Yaméogo, President of Upper Volta receiving welcoming blessing from deputy mayor of Jerusalem Rabbi Porush, par Cohen Fritz via the Israel National Photo Collection

Le Burkina Faso célèbre ce 3 janvier 1966 l’anniversaire du soulèvement populaire qui a emporté le premier président de la Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso, Maurice Yaméogo. C’était la première fois en Afrique qu’un peuple faisait tomber un régime à une période où le parti unique était la règle d’or.

Si on aujourd’hui, on parle du « printemps arabe » qui a fait chuter des régimes en Tunisie et Egypte particulièrement, on oublie souvent d’évoquer le soulèvement populaire du 3 janvier 1966 qui a conduit à la chute du régime de Maurice Yaméogo. Même si cette date n’est pas assez connue des Africains, elle est déclarée jour férié au Burkina Faso, et devrait figurer dans les annales de l’histoire de l’Afrique. De quoi s’agit-il exactement ?

Après une brillante élection avec un score soviétique (99,97%) de Maurice Yaméogo, premier Président du Burkina, lors des élections de 1965, la Haute Volta, l’ancien nom du pays, connait une vague de grèves.  Ces manifestations font suite à des mesures drastiques du gouvernement pour faire face aux difficultés économiques que rencontrait le pays à l’époque, conséquenced de la mauvaise gestion du pouvoir. Maurice Yaméogo avait mis en place des mesures restrictives et d’austérité inadmissibles pour les Burkinabè : blocage des avancements des fonctionnaires pendants deux ans,  réduction des allocations familiales, abattement des salaires de 20%…

Maurice Yaméogo avait également interdit les réunions syndicales et le droit de grève. Les subventions aux écoles privées avaient été supprimés, mais le président s’offrait des vacances au Brésil où il était allé célébrer son deuxième mariage avec « Miss Côte d’Ivoire », Nathalie Monaco, et même tenté de rencontrer le Roi Pelé. En plus de cela, le président bafouait l’autorité des chefs religieux, imposant même des élections pour tous ceux qui étaient inscrits sur la liste électorale pour choisir le nouveau chef traditionnel. Ces derniers, sous son régime, n’avait pas le droit de porter des signes indiquant leur statut. 

Les syndicats, la chefferie traditionnelle, les fonctionnaires ne pouvaient accepter de telles mesures. Ils ont donc battu le pavé pour manifester leur mécontentement et demander la démission du gouvernement. Malgré quelques résistances, Maurice Yaméogo va finir par céder à la mobilisation de plus de 40.000 personnes, parmi lesquels le professeur Joseph Ki Zerbo qui aurait crié : « L’armée au pouvoir ».  Maurice Yaméogo, acculé à son palais, demande au colonel Aboubacar Sangoulé Lamizana, le médiateur entre les manifestants et le gouvernement, de gérer l’intérim, démissionnant dans la foulée. Il avait commis l’erreur de minimiser le préavis de grève des syndicats, quelques jours plutôt. 

Après 14 ans de pouvoir, Lamizana organise des élections qu’il gagne de justesse face à Joseph Conombo. C’est la première fois également qu’il y a ballottage dans une élection en Afrique noire.

Pour moi, ces pages de l’histoire du Burkina Faso doivent être marquées en lettre d’or dans l’histoire de l’Afrique. C’est la première fois qu’un peuple a su prendre son destin en main pour dire « non » à un pouvoir autocratique avec un changement de régime sans effusion de sang ! Oui, à ce propos, une certaine version affirme que Maurice Yaméogo a ordonné à l’armée de tirer sur la foule. Mais selon les confidences de Aboubacar Sangoulé Lamizana lors de ses propos dans l’émission « Archives d’Afrique » consacré à Yaméogo, ce dernier n’a jamais donné cet ordre. Le premier Président de la Haute Volta a reconnu lui-même qu’il ne pouvait rien contre la foule et a préféré démissionner. Une action également à saluer quand on sait sait le nombre de personnes mortes en Tunisie et Egypte avant que la volonté du peuple ne soit faite.

De leur côté, les syndicats ont montré que par leur solidarité et sans passer par les armes, ils pouvaient mettre fin à un régime. Cette voie est préférable aux rebellions que l’on voit en Centrafrique, en R. D. Congo, mais aussi aux coups d’Etats qu’on connu aussi le Burkina Faso.


CAF : Les chiens aboient Issa Ayatoua passe

Issa Ayatou ne lâche rien. Le président de la confédération africaine de football (CAF) qui a éjecté son rival et unique concurrent à la course pour diriger l’institution en charge du football africain, se conduit désormais en monarque dictateur.

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« En ce qui me concerne, j’ai envie d’arrêter. J’ai envie d’arrêter parce que c’est contraignant. Ce n’est pas si facile. J’ai 37 ans de carrière dans le football. C’est beaucoup. En plus, je suis à la FIFA, je suis au CIO. C’est très contraignant de faire ces déplacements. On est tout le temps dans des avions. On est tout le temps stressé. Tout cela repose sur les épaules du président. Vous voyez les stress avec lesquels j’aborde chaque matin les problèmes du football africain. Pour le moment, j’ai 65 ans, je crois qu’il est temps et je pense à raccrocher et partir. Mais ceci dit, je ne sais pas ce que les africains penseront de ça. Mais moi personnellement je pense à partir. Je vous le dis en toute sincérité ». Ces déclarations sont bien de Issa Ayatou le président de la confédération africaine de football. Le chef suprême de la CAF semble avalé avec de bonnes bananes plantains ce qu’il a dit lui-même lors de la finale du championnat d’Afrique des Nations, il y a deux ans  au Soudan sur les antennes de la Radio France International (RFI).

A petit pas donc, Issa Ayatou met en place son plan sadique qui est d’éliminer toute concurrence et créer sa secte au sein de la CAF. Il est le seul candidat à sa succession après avoir éliminé la candidature de l’Ivoirien Jacques Anouma, un concurrent qu’il redoute. La mise en place de ce plan a d’abord commencé par la limitation des prétendants. Ainsi, seuls les membres élus du comité exécutif sont éligibles. Une mesure taillée sur mesure contre Anouma mais aussi contre toutes ces compétences africaines qui voudraient un jour diriger cette structure. Si l’âge de 65 ans constituait un handicap, aujourd’hui  celui de 67 ans n’en ait pas un pour Ayatou. A moins qu’il ne dise  retrouvé sa vigueur passée pour vaincre, le stress, les voyages fatigants etc.

Une attitude cautionnée par 45 fédérations

Les présidents de fédérations africaines ont fait preuve de lâcheté en acceptant de voter cette loi honteuse. Car, à bien y voir claire, elles sont en majorité opposées. Mais le vote se faisant à main levée, les dirigeants de fédération ont eu peur et ont préféré par pusillanimité d’instaurer une monarchie. Car comment comprendre que ces derniers acceptent de voter une loi qui les élimine eux-mêmes ? La lâcheté bien sûr ! Je ne comprends pas pourquoi Kalusha Bwalya a voté en faveur de cette loi, lui qui l’avait critiqué tout comme le président de la fédération sud-africaine de football. Ce ne sont pas les seuls. Didier Drogba, Samuel Eto’o, Patrick M’Boma, Joseph Antoine Bell, Jay Jay Okocha, Ossama Hassan etc. ne pourront jamais diriger la CAF comme l’a fait Michel Platini à l’UEFA, avec un tel comportement. L’actuel monarque de la CAF traine surement de vielles casseroles derrière lui. Ayatou pourrait donc avoir peur que Jacques Anouma mette de l’ordre fouille dans de vieux dossiers et mettre de l’ordre dans la maison. Issa Ayatou voudrait pour sa part peut-être mettre de l’ordre. Il s’est rendu compte peut-être qu’il n’a pas préparé sa succession. Avec quelques conflits qui l’a opposé à Jacques Anouma de part le passé, il ne souhaiterait pas qu’après lui, son ennemi d’hier viennent prendre sa succession. On se rappelle bien que  Ayatou a vu les choses venir quand Anouma dirigeait l’Union des Fédérations Ouest Africaines (UFOA). C’est pourquoi il a tout fait pour diviser cette institution avant de créer un semblant de réconciliation à travers l’organisation du premier championnat d’Afrique des Nations (CHAN) confié à la Côte d’Ivoire dont la fédération était dirigée par Anouma.

Pour l’Africain que je suis, je constate avec amertume que Ayatou marche sur les pas des dirigeants africains assoiffés du pouvoir. Avec de des attitudes réfractaires au changement, l’évolution du football africain prendra encore du temps. Si cela continue, les mêmes règles pourront être instaurées au sein des fédérations.

Monsieur Ayatou, la CAF a besoin de sang neuf !

 


Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel…

Pere-noel

Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel avec des jouets par milliers,

Je suis assez grand pour demander de petits souliers

Mais n’oublie pas  la flamme de la paix

Pour que les rebelles du M23 et l’armée de Kabila fument le calumet

Qu’au Mali, Ensardine, MLNA, Moujao libèrent le nord du pays

Pour que la terre de Soundiata redevienne un Maliba uni.

 

Petit Papa Noël, apporte dans ton sac assez de fric

Pour que cesse la guerre en Centrafrique

Ici, l’argent c’est le nerf de la guerre,

Même si au Bas-Oubangui, diamant, or, pétrole devaient nous éloigner de cette galère.

 

Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel avec des jouets par milliers,

Souviens toi de la situation en Palestine et en Israël, tragique

D’un coup de bâton, transformes les cœurs de pierre en cœur rouge d’amour,

N’oublie, pas à la place de ta hotte, le bâton magique

Pour soigner les âmes là bas quand tu y fera un tour

 

Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel avec des jouets par milliers

N’oublie pas de semer la graine de l’entente entre Chrétiens et Musulmans

Qu’au Nigeria, Boko Haram arrête de tuer des innocents au nom de l’Islam

Que personne ne soit stigmatisé parce qu’il est musulman

Pour Dieu, ont coulé, trop de sang, trop de larmes, tuer c’est haram

 

Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel avec des joueurs par milliers,

N’oublie pas ces milliers de jeunes cerveaux

 Qui chaque jour, à la recherche d’un emploi galèrent de bureau en bureau

Lassés de rédiger des demandes d’emploi

Elles offrent leurs corps, ils vendent leurs âmes pour travailler ici-bas.

 

Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel avec des jouets par milliers,

N’oublie pas les enfants de tout âge dans les rues, mendiants

Quelques galettes pour leur quotidienne pitance

Ils n’ont pas besoin de jouets

Mais un toit où dormir dans un lit douillet.

 

Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel avec des jouets par milliers,

Donne-nous le secret de la Démocratie au Ghana

Pour que partout en Afrique après une élection

A la place d’un bain de sang, qu’au vainqueur le perdant dise félicitation

Pour qu’à la paix, on chante Hosana.


Les raisons de l’effritement du CDP aux législatives burkinabè

Les résultats provisoires des élections couplées législatives ont été rendus publics ce jeudi 06 décembre 2012 par la commission électorale nationale indépendante (CENI). Le constat, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) prend du recul. De 65% d’élus en lors de la précédente législature le CDP s’en tire actuellement avec 55% des députés.

Photo CDP

Ce recul est la conséquence de la crise socio-militaire  qui a secoué le Burkina Faso dans le premier trimestre de l’année 2011 avec les mutineries en cascades, les grèves et manifestations des élèves et étudiants, de la justice, des commerçants etc. Les Burkinabè ont manifesté leur ras le bal face à l’inactivité du gouvernement sur la cherté de la vie, le sentiment d’injustice  consécutif au décès de l’élève Justin Zongo. Concernant ce cas, l’on avait d’abord voulu faire croire qu’il est décédé de méningites avant d’être déclaré mort des suites de blessures après des coups reçus dans un commissariat de police. Les mutineries qui ont secoué le Burkina à cette période, ont fragilisé le régime actuel. Le Président du Faso Blaise Compaoré a lui-même reconnu à cette période qu’il n’était pas au courant de certains problèmes dans son propre pays.

Le sentiment d’injustice a aussi incité certains militants du CDP à donner leurs voix à d’autres formations politiques. Le cas le plus récent, c’est l’affaire Ousmane Guiro. Emprisonné pour détention illégale de 2 milliards de francs CFA enfouis dans des cantines, Ousmane Guiro, l’ancien directeur général de la douane burkinabè a bénéficié d’une liberté provisoire pour raison de maladie soi-disant . Ce dernier va surprendre les Burkinabè en se présentant candidat sous la bannière du parti majoritaire le CDP. Cela a donné le sentiment à beaucoup que l’arrestation de cette personnalité un premier novembre n’était qu’une mise en scène. L’impression qui se dégage, c’est que même si Guiro n’a pas été jugé, c’est qu’on peut voler impunément au pays des hommes intègres. En tout cas, le CDP pouvait nous épargner d’une telle publicité. Le cas Guiro n’est que l’une des affaires plus récentes car beaucoup d’autres faits, comme la disparition de Norbert Zongo d’élèves et Justin Zongo, résonnent dans la tête des jeunes. A cela s’ajoutent de nombreuses malversations dans des municipalités comme celle de l’arrondissement de Boulmiougou (Ouagadougou) etc.

La crise interne au CDP explique également cette situation. Des clans existent au sein du parti majoritaire. Pendant cette campagne, certains leaders du CDP tel que l’actuel président de l’Assemblée Nationale n’était pas visible sur le terrain. Il n’était même pas candidat. Cela s’explique par la guerre fratricide qui mine ce parti politique. Ceux qui connaissent le milieu estiment qu’il y a trois clans au sein de ce parti. Il s’agit de celui de François Compaoré, le petit frère du Président du Faso Blaise Compaoré, de Simon Compaoré, le maire de la ville de Ouagadougou (qui ne s’est pas présenté cette fois ci) et Salif Diallo l’un des bonzes du parti, bras droit du Président du Faso suspendu entre temps par ses paires après sa proposition sur l’institution d’un régime parlementaire au Burkina Faso et de Roch Marc Christian Kaboré. Ce conflit a fragilisé le CDP de sorte que Ni Salif Diallo, ni Simon Compaoré encore moins Roch Marc Christian Kaboré n’étaient candidats pour ces élections couplées.

Tous ces facteurs ont eu pour conséquence une volonté de  changement de la part surtout de la classe jeune et instruite. Le Burkina Faso est dirigé depuis 25 ans par le Président Blaise Compaoré et depuis 14 ans par le CDP son parti si l’on enlève exclut  la période l’ODP/MT. Si le parti de Blaise Compaoré a réussi tout de même à remporter ces élections, c’est parce qu’il peut compter sur une classe analphabètes soumise aux à certaines pesanteurs socioculturelles selon laquelle un chef ne se remplace que s’il meurt.

Même si le CDP crie victoire, le parti risque en réalité de se mordre les doigts. Il est bien vrai qu’il a une majorité à l’assemblée mais celle-ci n’est pas suffisante  car pour certaines lois, il faudra l’aval de 2/3 des députés. Le CDP sera donc obligé de composer avec l’ADF/RDA qui a déjà manifesté son opposition à la modification de l’article 37.  Le CDP va devoir lutter dans les prochaines années car l’effritement risque de ne pas s’arrêter à ces élections.