Boukari Ouédraogo

Elections au Burkina : justification d’un vote blanc

Les Burkinabè sont allés aux urnes le dimanche 2 décembre 2012 pour choisir leurs représentants à l’Assemblée Nationale et aux différentes municipalités. La campagne qui a démarré deux semaines avant cette date devait permettre aux électeurs de se faire une idée sur les programmes des 74 partis en lice. Mais hélas…

Hélas ! Car le comportement des différents candidats est vraiment affligeant. Lors des temps d’antenne accordés aux candidats à travers les émissions « 5 mn pour convaincre » et le débat « Regard croisé » organisées par la télévision nationale en collaboration avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les débat ont été d’un niveau très bas. Moi qui ne savais pas encore quel candidat voté, j’ai voulu suivre sérieusement ces échanges avec les journalistes et entre les candidats pour me faire une idée. Avant  ces élections, les parlementaires tentaient à tout prix d’expliquer à la population qu’un député ne construit pas de barrage, de route ou des forage. Ils ont tenu à expliquer tout cela à l’époque parce que les électeurs les ont accusés de disparaitre une fois les élections terminées oubliant donc les multiples promesses .

Mais, à la faveur de ces campagnes électorales pour ces législatives et ces municipales j’ai été surpris de constater que ces mêmes candidats reviennent encore avec les promesses qu’ils soient de l’opposition ou du pouvoir. Ces derniers promettent à nouveau la construction de barrages, de forages, d’hôpitaux etc. sans pouvoir dire comment ils comptent s’y prendre. Je me rappelle que l’un d’eux à oser dire que pour tenir ses promesses, il n’a besoin qu’un d’un seul député à l’assemblée nationale. A l’analyse je constate que ces sois disant politiciens confondent le rôle qui est celui du gouvernement à celui du parlement. Ils ne savent même pas ce qu’ils iront faire à l’assemblée nationale.

Et tous ceux qui se succèdent sur le plateau se fondent dans le même mensonge, les fausses promesses, la calomnie etc. Un candidat convoitant le poste de conseillé municipal dans une localité à même promis ridiculement 15.000 emplois s’il était élus !

Dans l’un des numéros « 5 mn pour convaincre », un journaliste a posé cette question au représentant d’un parti : « Quelle est votre stratégie de campagne ? » Celui-ci était incapable de répondre à la question. Il n’avait rien compris. Le journaliste de son côté l’a relancé à plusieurs reprise sans qu’il s’en sorte  : « vous passez par des meetings ou vous faites du porte à porte ? » Ce n’est que comme ça que notre malheureux représentant de parti à pu comprendre ce qu’on attendait de lui. Tenez-vous, il avait 5 mn seulement pour s’exprimer.

C’est comme cet autre chef de parti, ancien candidat à l’élection présidentielle venu sur le plateau pour convaincre ses électeurs. Il s’est contenté de se plaindre sur le fait qu’il n’a reçu qu’une centaine de francs CFA comme subvention du gouvernement pour battre sa campagne. Pourtant, ce qu’oublie ce monsieur, c’est que la subvention est calculée en fonction de la représentation du parti sur toute l’étendue du territoire, les scores réalisés lors des dernières élections etc. S’il n’a qu’une centaine de milliers de francs CFA, c’est que son parti n’est même pas représentatif sur l’échiquier national. En plus, au lieu de compter sur la cotisation de ses militants, il compte plutôt sur les sous du pauvre contribuable. C’est d’ailleurs ce qui fait dire à certains que la plupart des partis politiques ne s’intéressent pas aux élections mais aux subventions.

Des candidats fantômes

Les candidats sont incapables d’élaborer un programme cohérent. Du côté du parti au pouvoir tout comme de l’opposition, les différents partis misent plutôt sur la popularité de leurs leaders. Ce qui fait que très souvent, les photos de ces personnalités remplacent les logos. On se croirait à une élection présidentielle. Au Burkina, un jeune parti politique est en train de séduire la jeunesse. Son président serait rien riche et aurait donc les moyens de sa politique. Je me suis dit : « voilà, je vais le suivre pour voir quelle sera leur politique si leurs candidats sont élus». Malheureusement, le représentant de ce nouvel homme politique de l’opposition n’a pas su défendre le programme de son parti répétant la même chose que les autres partis d’opposition. Alors, si tous ces partis proposent la même chose, pourquoi ne se réunissent-ils pas ?

Au-delà de tout ça, je me suis dit pourquoi voter pour des partis incapables d’aller défendre leur programme sur un plateau de télé ? (certains n’ont pas répondu présent aux tranches qui leurs étaient attribuées).

Il y a quelques jours, un ami m’a informé qu’un étudiant était candidat sur une liste des législatives d’un parti. Mais il ne le savait lui-même pas qu’il était candidat. Je l’ai joint personnellement au téléphone et il a bien confirmé l’information selon laquelle, il était lui-même surpris de voir son nom sur la liste « j’ai remis mes papiers à ma sœur pour qu’elle me cherche du travail. C’est plus tard que j’ai compris que ces papiers ont été utilisés dans le cadre des élections » m’a-t-il expliqué. J’ai également appelé  le président du parti en question. Ce dernier reconnait les faits avant de s’enflammer : « pourquoi c’est au téléphone que vous me demandez cela ? Vous l’avez interviewé au téléphone également ? Je prends acte. On avait pourtant réglé cela à l’amiable. Pour le moment je suis en campagne » a lâché le président du parti. Je me suis dit que l’étudiant-candidat était aussi complice car, je l’ai rappelé plus tard. Il m’a demandé de ne rien écrire sur lui parce qu’il ne souhaitait pas que son nom apparaisse dans la presse. J’ai été informé qu’il était superviseur dans un bureau de vote! Hé Oui, candidat-superviseur de la CENI dans un bureau de vote.

Compte tenu de tout cela, je me suis dit qu’il serait mieux d’envoyer les différents adversaires dos à dos car je ne peux supporter cette foire aux mensonges.


Ouagadougou, nouvelle capitale des engins à trois roues

Ouagadougou, la capitale des engins à deux roues est en passe de devenir celle des tricycles. Ces engins (appelés taxi-motos, moto-bagages, taxi-bagages etc.) dotés de porte-bagages sont les nouveaux maîtres de la circulation à Ouagadougou.

Impossible de circuler à Ouagadougou, la capitale du Burkina, sans apercevoir ces tricycles munis de porte-bagages roulant souvent à vive allure. L’un des problèmes qu’ils posent, c’est le fait que les conducteurs, des adolescents en général, n’ont pas de permis de conduire. Cette situation a pour conséquences des accidents de plus en plus fréquents. Ces tricycles encombrent également les routes de Ouagadougou déjà étroites. En plus, ces véhicules sont pour la plupart du temps en surcharge et il est difficile pour les usagers de les classer dans une catégorie : motos ou voitures ? Ce n’est que récemment que le gouvernement burkinabè a adopté des lois pour réglementer ce secteur. Il est interdit aux mineurs de rouler avec les taxi-bagages et le permis de conduire est devenu obligatoire même si cela n’est pas respecté pour le moment.

Au fil du temps, les Ouagavillois se sont habitués. Ces taxi-bagages sont devenus même incontournables. Ils ont supplées les taxis traditionnels dans le transport des bagages pour lequel ils se consacrent. Les commerçants sont ceux qui tirent le plus d’avantage de ces  engins qu’ils préfèrent pour le transport de leur marchandises. Les taxi-bagages ont crée un nouveau secteur d’emploi pour les jeunes Burkinabè. Les taxi-bagagistes, comme on les appelle se sont même organisé en syndicat sous le nom de l’Union national des moto-bagagistes (UNAMOB).

Si ce n’est que récemment que les taxi-motos ont pris une véritable ampleur au Burkina, c’est au début des années 2000 qu’ils sont apparus. Les moto-bagages étaient d’abord utilisés par certaines sociétés de boulangerie, charcuterie etc. pour faciliter l’écoulement de leurs marchandises. Par la suite, le ministère de la santé, pour combler le manque d’ambulance dans les hôpitaux et les centres de santé a eu recours à ces engins pour le transport des malades dans les villages notamment.

Ouagadougou qui était jusque là surnommé capitale des engins à deux roues grâce aux nombres important de motos pourra porter également le surnom de capitale des engins à trois roues.


Au Burkina, pourvu qu’il pleuve, ils mangeront

Les Burkinabè se sont tournés vers la générosité du ciel pour construire leur vie en se rendant compte de l’incapacité de leurs dirigeants à trouver des solutions à leur problème.

Lors de l’élection présidentielle de 2010 au Burkina Faso sur environs 3 millions d’inscrits sur la liste électorale seulement près d’un million électeurs sont allés aux urnes. Pour les élections jumelées communales et législatives  la principale crainte se situe une fois de plus sur le taux de participation. Le fait est qu’il y a un vrai désamour entre les Burkinabè et les hommes politiques. Ce désamour s’explique par les nombreuses promesses non tenues. Les Burkinabè constatent que le fossé se crée de plus en plus entre les riches (généralement les hommes du parti au pouvoir) et les pauvres. Avant, on constatait trois classes : les riches, les pauvres et ceux aux revenus moyens qui s’en sortent malgré les difficultés. Aujourd’hui la troisième classe que nous avons citée n’existe plus. Ouagadougou est divisé en deux camps. Ouaga 2000, quartier riche avec des bâtiments aux luxes insultants et les autres quartiers habités par ceux qui ont du mal à s’assurer trois repas par jours, que dis-je un repas par jour. Sur le terrain, le parti au pouvoir ne propose rien de concret. Les promesses fourmillent mais à l’arrivée, c’est zéro résultat.

Dans un tel contexte, la jeunesse s’était tournée à un moment vers les opposants. Mais là aussi, c’est la déception. Ces derniers ont montré leur incompétence. Ils se révèlent être des marionnettes du pouvoir ou ne proposent rien de précis pour sortir le peuple de la misère, basant leur lutte pour la plupart sur les cendres de Thomas Sankara ou de Norbert Zongo. Ils ne se font entendre que lors des campagnes électorale et aussi l’on constate que beaucoup d’entre eux ont été impliqués dans des affaires louches. Les jeunes qui ont des initiatives ne sont pas soutenus. Ceux qui proposent se voit refuser des financements parce qu’il n’ont rien à garantir « en cas de cas » comme on aime le dire au Faso.

C’est dans un tel contexte qu’après des échecs devant les ministères pour les dépôts de demandes de stages et d’emplois, les jeunes préfèrent désormais aller travailler dans les mines d’or artisanales, traverser le Sahara et la mer méditerranéenne pour aller cultiver des tomates en Italie, marcher pour rejoindre le Gabon ou plus près de chez eux, en Côte d’Ivoire pour cultiver dans les champs de café et de cacao. Dans le pire des cas, ils deviennent des bandits de grands chemins étant dit que l’école est devenue une usine de fabrication de chômeurs. En prenant des risques, ils auront quand même essayé de se battre au risque de leur vie. Mais pour éviter tout cela, ils se remettent à la générosité du ciel. Car pourvu qu’il pleuve, ils mangeront. S’il pleut, ils auront la force pour labourer leurs champs. S’il pleut, les récoltes seront bonnes. S’il pleut, ils n’auront pas besoin des discours politiques creux pour manger à leur faim. On leur dira que c’est de la lâcheté. Mais c’est comme ça qu’ils ont choisi de vivre face à l’échec du système en place. Au moins, ils pourront compter sur leurs muscles.


Confidences-confidences: la page facebook qui résoud les problèmes

Certains clichés, fondés ou non, font de facebook un réseau social de drague. Pourtant, avec une petite ingéniosité, ce site qui permet une interaction entre les internautes peut servir à la résolution des problèmes comme le groupe « confidences-confidences », une page sur laquelle, des « confidents » posent leurs problèmes en espérant trouver des conseils et des  solutions.

Une internaute a compris la nécessité de proposer des solutions aux personnes qui ont besoin d’assistance en créant le groupe Confidences Confidences sur le réseau social Facebook. L’objectif de cette page est de permettre aux internautes qui cherchent des conseils et solutions pour les problèmes qu’ils traversent ou vivent (souvent en cachette), de pouvoir se libérer anonymement et recevoir des conseils provenant des membres du groupe qui est composé d’une multitude de personnes venant d’horizons diverses sans distinction de sexe, de nationalité etc.

Crée depuis août 2011, cette page a connu un véritable succès. Plus de 20300 inscrits à nos jours. Les problèmes posés sont diversifiés. Mais les sujets qui dominent sont d’ordres sentimentaux. Naturellement, les avis sont partagés au point que certains commentaires ressemblent à des règlements de compte entre les confidents comme les appellent la créatrice de ce groupe Ouédraogo Samira. Les sujets peuvent être sérieux, comiques, provocateurs etc. Plus de 750 problèmes ont été postés directement par l’administratrice. Elle affirme que plus de 500 sujets ont été résolus avec des échos favorables.

Le groupe a permis entre autres de venir en aide à des personnes malades en obtenant par exemple du sang d’un groupe sanguin que l’on avait du mal à trouver, de soutenir une fille mère en difficulté avec ses nouveaux nés, de trouver du travail pour « confidents ». L’administratrice a même eu recours des spécialistes en gynécologie pour résoudre certains problèmes. Présentement un problème de don est exposé pour venir en aide à une fille dont les parents non plus les moyens de subvenir à sa scolarité (vos gestes sont attendus).

Petites sélections de sujets et de commentaires

 « Problème 561 : il s’agit de ma copine avec qui je pense me marier. Mais elle est stérile. Cela a été confirmé par un docteur spécialiste et c’est après la consultation que le doc lui dit qu’elle na pas d’utérus. Donc elle ne peut faire des enfants alors que j’aimerai avoir un enfant. Voila la question que je me pose c’est de savoir s’il faut la laisser tomber cette relation ou rester tjrs avec elle tout en sachant quelle n’est pas féconde/Merci ».

Commentaires sur le sujet : « 1er mon frère si tu étais stérile tu nous poserais cette question??? Tu l’aimes ou pas??? Y a d’autres moyens d’avoir des enfants! Elle n’a pas demandé à être stérile et je pense que tu devrais la soutenir au lieu d baissé les bras ! ».

« L’amour vainc l’adversité et beaucoup de miracles se produisent par le simple fait de l’amour! Je ne suis pas un Bishop! Lol! Et puis, la science a aussi ses limites mon frère! En plus, vous pourriez toujours adopter des enfants ou tu pourras obtenir d’elle l’autorisation de faire un enfant extra conjugale (le pire des cas) qu’elle va ensuite adopter si c’est un enfant de ton propre sang que tu voudras voir! Courage surtout! ». D’autres croient au miracle: « Priez surtout SVP. mon frère croies-tu que la fille ne voudrait pas avoir d’enfant? Et si c’était toi voudrais-tu que la fille te quitte? Elle ne l’a pas payé, elle ne l’a jamais souhaité. Marie-la. Il y a des gens qui on eu des enfants et les enfants sont tous morts les laisser. Si tu l’aimes vraiment il faut l’aimer avec tout ce qu’elle a et est. J’aime avec fermeté et j’aime ceux qui aiment avec fermeté. Que Dieu opère des miracles dans votre couple mon frère ».Conclusion de ce sujet : juste pour remercier tous les amis et leur donner notre point de vu. Nous avons décidé de nous marier en décembre tout en ayant conscience de ce qui nous attend.

Problème 620: je viens vers vous car je ne sais plus quoi faire voila mon histoire j’ai 32 ans et je sors avec une fille depuis janvier 2012 tout se passais bien, enfin c’est ce que je croyais, jusqu’au samedi passé ou j’ai appris qu’elle m’a trompé avec un mec qui lui faisais la coure et cela sans préservatif et dans une chambre de passe .depuis le samedi je suis devenu l’ombre de moi même je ne sais que faire je ne sais que pense toute ma confiance en elle a chuté jusqu’au point zéro suis complètement perdu.
Merci pour vos conseils.

Commentaires sur le sujet: « C’est pour cela qu’on aime dire que la confiance n’exclue pas le  controooolll!!! A ta place je ne la quitterai pas!! Chacun fait des erreurs et nul n’est parfait!! Si tu l’aimes toujours, bat toi pour elle si elle est frivole tu peux l’amener à changer!! N’oublie jamais que l’amour peut tout!!! Tu peux te fâcher un bon bout de temps en lui manifestant ton mécontenta mais ne la quitte pas parce ce n’est pas sur que tu vas trouver mieux ailleurs… ». Un autre commentaire va dans ce sens : « Qui t’a dit ça??? On ta donner des preuves? Sinon, fait gaffe avec les  »on dit la » ils ont l’imagination très fertile et sont toujours prêt a gâter ce qui es jolie. Donc si tu n’a aucune preuve n’accuse pas la fille la comme ça sans lui en avoir parlé… Mais s’il s’avère que tu as tes preuves et que tu ne trouves pas assez de force au fond de toi pour pardonner cette infidélité…tourne juste la page et trouve-toi un nouveau petit cœur! » Voici la conclusion du sujet par l’auteur du post : j’ai décidé de suivre le conseil des uns et des autres. Pour cela on s’est mis en période d’observation pour un mois jusqu’à la fin septembre afin de voir si son comportement va changer. Je lui ais donné une dernière chance de me prouver qu’elle peut changer et j’espère qu’elle va changer. je tiens a dire merci a tous ceux qui ont eu une pensée pour mon problème merci encore du fond du cœur que DIEU vous bénisse. Vous êtes une vraie famille.

Probleme764:MAFIANCEE
« imaginez vous que votre fiancée parte pour bosser chez un de ces amis. Etant là-bas elle prépare pour ce dernier, se lave dans sa douche, ils restent dans sa chambre pour regarder un film sur son lit pendant la pause. Ma copine s’est permis de me le dire comme elle sait que l’aime, elle se permet presque tout. Comment réagirez-vous? »

Exemples de commentaires : « En principe il n y a rien de grave dans ce quelle fait; mais je me dis quelle devrait quand même connaitre son mec pour savoir que ce genre de chose ne lui plairait pas ou alors le rendrais jaloux, d’ou la façon maladroite de mettre son copain en confiance en le lui racontant. A mon avis dans l’amitié il y a aussi des limites à ne pas dépasser entre filles et garçons sinon on rentre dans l’intimité du couple et ca devient compliqué même si rien ne s’est passé ».

« hummm ya anguille sous roche ! euhhh ya vipère sous roche même ! cè kom sa sa commence ! fo lui dire que tu n’aime pa tro ces frottements là !!! si son ami ne voit pas otr choz il devrait eviter mem ce genr d’agissements ! Mon cher reveill toi, sois ferme avant ke le pire narriv ! hayaa ! Tu es prévenu ! Un homme prévenu en vaut…? »

« Mon cher ami je pense que tu devrais lire entre les lignes. Voilà ce que je pense: -la go là gère avec le gars et sa conscience la gronde. Elle se dit que tu es tellement tolèrent par amour que tu laisserais faire si elle te dit que tout ça c’est innocent. cherche à connaitre la profondeur des choses car à mon avis le minimum qu’ils aient fait c’est de fleureter ensemble sinon même il couchent tout le temps ensemble mais les sentiments ne sont pas déclarés (genre on est amis on s’aime pas mais on se fait plaisir) et pour finir un jour ce sentiment là risque de s’ouvrir et éclore en amour passionnel.je suis sur qu’il ya des choses que ta chérie fais pas chez toi et qu’elle fait surement chez ce dernier. Pour le conseil je te dirai d’être ferme avec elle sur ce sujet. ne crois pas que si tu lui dis les gouès (dire la vérité) elle va se barrer. Interdis-la de revoir le gars et jauge ses réactions!! »

Problème 636 « pourquoi les hommes pensent que seuls les gros pénis donnent du plaisir aux femmes ? Chers hommes éclairés moi ».

« Heyyy complexe né il ya longtemps qui laisse croire que ce qui est gros est forcement meilleur… que quand ça coince la, tu te sens dominateur et tu crois que l’autre aussi prend son pied car tu la comble entièrement!!!!  Faut juste savoir ou toucher et à quel moment… La taille n’a pas grand chose à y voir quoi que… »

 Un autre exemple problème 634: « tu es avec ta chérie et pendant que tu es entrain de vouloir l’embrasser elle se trompe et appelle le nom d’un autre garçon au lieu de ton nom. Cela ne veut il pas dire qu’il te trompe avec ce dernier? » Cette fois-ci, je vous laisse répondre.


Rentrée scolaire au Burkina : Des élèves resteront à la maison faute de « places disponibles »

Ce lundi 1er octobre est la date officielle de la rentrée scolaire au Burkina Faso pour le compte de l’année 2012. Si beaucoup de jeunes retrouveront leurs camarades et leurs professeurs dans les lycées et collèges, au primaire et même dans les écoles maternelles, d’autres par contre resteront à la maison à garder les troupeaux ou faire de petits commerces. La faute à l’insuffisance des établissements scolaires et des places dans les écoles.

Pourtant dans les discours, le gouvernement burkinabè prône l’éducation pour tous et vante les nombreuses réalisations pour faciliter l’accès des enfants aux différentes structures d’éducations,d’enseignement et de formations. Malheureusement, j’ai fait l’amer expérience de constater que ces discours  sont vides. A deux semaines de la rentrée scolaire, le 19 septembre 2012, je suis allé dans un lycée pour m’informer des modalités d’inscription dans cet établissement lorsque j’ai vu l’affiche ci-dessus. Le lycée en question ne recrute pas d’élèves dans certaines filières faute de places disponibles. J’ai été choqué par cette note du directeur . De nombreux élèves dandinaient pourtant dans l’établissement espérant s’inscrire. Beaucoup d’entre eux ont été confrontés au manque de place dans les établissements d’enseignement générale. D’habitude, les élèves qui n’ont pu s’inscrire dans ces établissements d’enseignement général se tournent par défaut vers les lycées techniques . Mais ce jour là, j’ai pu constater avec ces pauvres enfants, que même les écoles techniques (publiques)  leur ferme la porte désormais.

Cette histoire me rappelle celle de deux enfants que j’ai croisés il y a deux ans. Après leur admission au Certificat d’étude primaire, leurs parents n’avaient pas réussi à les inscrire au collège faute de moyens financiers et de places disponibles dans les écoles dans lesquelles ils voulaient les inscrire. Ironie du sort, ces mêmes enfants se sont transformés en vendeurs de fournitures scolaires. Ils essaieront de faire les cours du soir pour espérer décrocher un jour le Brevet d’étude du premier cycle (BEPC). Vous pouvez retrouver cet article avec ce titre De la scolarité à l’informel, il n’y a qu’un pas