Boukari Ouédraogo

Histoire du Burkina : Boukary Koutou ne s’est pas enfui au Ghana

Lorsque j’étais à l’école primaire, j’ai été l’objet de raillerie pour le prénom que je porte : Boukari. Lors d’un cours d’histoire dispensé en classe, l’enseignant nous a fait comprendre que lors de la conquête coloniale, le Mogho Naba Wobgo dit Boukary Koutou s’est enfui au Ghana à l’arrivée de la colonne de Vouley et Chanoine.

 

Gravue de Boukary Koutou, le Mogho Naba Wogbo (photo prise sur https://www.yennenga.com)
Gravue de Boukary Koutou, le Mogho Naba Wogbo (photo prise sur https://www.yennenga.com)

 

L’occupation du Burkina Faso  par les Français

« Après l’exploration du territoire burkinabè par Montaigne, Krauss, Binger, Baart et Ferguson, la France reviendra avec le capitaine Destenaves en 1895. C’est ainsi que le Liptako devient sous protectorat français durant la même année. En 1895, Au Yatenga, Naba Bogaré a signé un protectorat avec la France et au centre du pays, le Mogho Naba Wobgo dit Boukary Koutou refuse de recevoir les Français et s’enfuit au Ghana ». Mes camarades se moquaient de moi à cause de cette partie de la leçon en gras. Ecrit ainsi, on croirait que le Mogho Naaba Wobgo  par poltronnerie a abandonné son royaume, son peuple qu’il est censé défendre au péril de sa vie aux mains des colonisateurs.

Cette histoire du peuple Mossi a été tronquée. La première correction que je dois d’abord apporter, c’est dire Boukary Koutou n’est pas le surnom du Mogho Naba, mais plutôt son vrai nom. Son nom à l’état civil. Mogho Naba Wogbo (chef Eléphant) est son nom de règne. En principe, aucun de ses sujets n’a le droit de l’appeler par son nom à l’état civil sous peine de payer une forte amende.

La deuxième correction et la plus importante, c’est que Naba Wobgo ne s’est pas enfui au Ghana. Il est plutôt allé chercher du renfort. Les Mossi sont originaires de Gambaaga, un royaume situé dans l’actuel Ghana. C’est donc sur ces terres qu’il est allé demander du soutien pour reprendre en main son royaume.

Les conquérants français ont profité des rivalités qui existaient entre le Roi du Yatenga, Bogaré et celui du Mogho, pour s’installer d’abord au nord du pays avant de se rejoindre le centre. Naba Bogaré était à la recherche d’alliés pour faire face au Mogho Naba Wogbo avec qui il avait quelques problèmes. Vouley et Chanoine confrontés au refus du Mogho de signer le traiter de protectorat ont utilisé la manière forte. L’un d’eux, je ne sais plus lequel était surnommé « colonel Gayenga », le colonel fou, à cause de son atrocité.

Boukary Koutou n’est pas revenu à la reconquête de son royaume parce que ses grands-parents ont refusé de lui donner des armes et des hommes. Ils ont aussi refusé de le laisser partir. Un chef n’abandonne pas son royaume. Au lieu de se rendre, Boukary Koutou a préféré mettre fin à ses jours comme l’a fait Ba Bemba.

La partie de l’histoire qu’on ne raconte pas aux enfants, c’est que la France et l’Allemagne ont tenté à travers plusieurs négociations de mettre le royaume mossi sous leur domination. Ce dernier a refusé. D’ailleurs, on raconte que les Anglais lors de leur passage dans le royaume ont remis leur drapeau à Boukary Koutou. Le chef des Mossi aurait cousu une jupe avec pour sa femme préférée. A l’endroit de Destenaves qui a lui aussi tenté par des négociations de mettre le Mogho sous protectorat français il lui a dit ceci selon Apollinaire Kyèlem :

 « Je sais que les Blancs veulent me faire mourir pour me voler mon pays. Et tu prétends qu’ils vont m’aider à organiser mon pays ! Or, je trouve mon pays très bien, tel qu’il est. Je n’ai nul besoin des Blancs. Je sais ce qu’il me faut et ce que je veux. J’ai des marchands. Estime-toi heureux que je ne te fasse pas couper la tête. Va-t-en donc. Et surtout, ne reviens pas ».

En parlant du général Charles de Gaulle avant son appel du 18 juin 1940, la leçon d’histoire à ce niveau raconte qu’il a fait un repli tactique en Angleterre. La seule différence entre le Mogho Naba et le général Charles de Gaulle, c’est que l’ancien président français a bénéficié du soutien des alliés et notamment des tirailleurs pour revenir. Si l’on apprend aux élèves, que le Mogho Naba a fui au Ghana, alors il faut aussi leur dire que Charles de Gaule a fui en Angleterre.


Burkina Faso : Où est passé Ousmane Guiro ?

Le premier janvier 2012, le Burkina Faso s’était réveillé avec l’étonnante nouvelle de l’arrestation de l’ancien directeur général (DG) de la douane burkinabè Ousmane Guiro. Deux cantines de près de 2 milliards de Francs CFA lui appartenant auraient été découvert au domicile de jeunes de son quartier. Emprisonné, l’homme a été relâché quelques mois plus tard alors que les Burkinabè attendaient son jugement. Elu conseillé municipal de son village sous la bannière du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), Ousmane Guiro a disparu de la scène médiatique.

Ousmane Guiro
L’ancien DG de la douane Ousmane Guiro a disparu des radars.

Où se cache Ousmane Guiro ? Que fait-il ? Qu’attend la justice burkinabè pour le jugé ? Voilà des questions qui taraudent l’esprit de ceux qui se rappellent encore de son histoire. Le gouvernement du Burkina Faso après la crise qui a secoué le pays en 2011 avec des mutineries en cascades, des manifestations contre des symboles de l’Etat comme l’Assemblée Nationale et la justice avait décidé ou fait semblant de renforcer la lutte contre la corruption au Burkina Faso. C’est pourquoi, comme cadeau de nouvel an, les Burkinabè ont appris avec surprise l’arrestation du directeur général de la douane Ousmane Guiro le 1er janvier 2012. La gendarmerie nationale qui a constaté des dépenses astronomiques de certains jeunes de la ville de Ouagadougou a mené une enquête pour comprendre. Les investigations ont abouti à l’arrestation et à l’incarcération de Ousmane Guiro qui aurait remis à ces jeunes de son quartier deux cantines de près de 2 milliards de francs CFA.

Les Burkinabè ont applaudis à l’annonce de l’arrestation de Ousmane Guiro. Ils ont  espérer que cela marquait le début de la lutte contre l’impunité, la corruption, les détournements de deniers publics etc dans leur pays. Corruption, détournement de deniers publics et enrichissement illicite sont les accusations retenues contre lui. Ce n’est pas la première fois que cette personnalité est inquiétée par la justice. C’était tout de même la première fois qu’un homme de son rang est arrêté au  » Pays des Hommes Intègres« . Les Burkinabè qui attendaient de voir comment Guiro se défendrait devant la justice ont été surpris, précisément au mois de juillet 2014, que ce dernier soit libéré pour des raisons de santé ! Ceux qui ont encore la mémoire se rappellent que lors de son arrestation, Guiro avait confié qu’il était serein. D’ailleurs selon la rumeur, ce monsieur n’aurait même pas fait un jour en prison. Sorti de prison Ousmane Guiro, plutôt que de rester discret, s’est porté candidat aux élections municipales sous la bannière du Congrès pour la Démocratie et le Progrès  (CDP), le parti de Blaise Compaoré ! Pourtant, on lui disait malade. Une insulte pour les Burkinabè qui ont pensé que le Burkina Faso prenait un nouveau tournant après La crise socio-militaire de 2011.

Le gouvernement a récemment promis que le dossier Guiro serait  sur le bureau de la justice. Mais jusque là, rien. Rien ! Où est passé Guiro ? Autre question : qui d’autre est impliqué dans cette histoire d’enrichissement illicite ? La réponse possible à cette question est peut-être à l’origine de ce silence. Car cette histoire semble dépasser le cas de monsieur Guiro. Qui sont les marionnettistes ? La justice bute peut-être sur ce point car, même si elle a une bonne volonté, il y a des intouchables au Faso.

Ce qui est sûr, Guiro profite de l’actualité politique marquée par les manifestations et les débats contre sur le sénat et la modification de l’article 37 de la constitution du Burkina pour se cacher. Aujourd’hui, tout le monde semble l’avoir oublié. Malgré le respect de la présomption d’innocence, il faut retenir que quelque soit la durée de la nuit, le soleil se lève toujours. Guiro doit donc s’expliquer devant la justice s’il ne se reproche rien.


Burkina : les députés CDP pro-Salif Diallo préparent un coup contre Blaise Compaoré

Le parti au pouvoir au Burkina Faso, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) a fait signer par ses députés à l’Assemblée Nationale une charte d’allégeance au parti du Président Blaise Compaoré. Si seul le Larlé Naba (un ministre de l’empereur des Mossé) a refusé de signer, la réalité est que près de 30 des 69 signataires preparent un coup contre parti au pouvoir.

De gauche à droite Simon Compaoré, Salif Diallo et Roch Marc Christian Kaboré (photo lefaso.net)
De gauche à droite Simon Compaoré, Salif Diallo et Roch Marc Christian Kaboré (photo lefaso.net)

La bataille pour la succession du Président du Faso Blaise Compaoré a déjà commencé. Le bientôt ancien puissant parti au pouvoir le Congrès pour la Démocratie (CDP) s’est vu affaibli avec la vague de démission de militants importants. Le trio Roch Marc Christian Kaboré (ancien Président de l’Assemblée Nationale), Salif Diallo (ancien ministre de l’agriculture) et Simon Compaoré ancien maire de la ville de Ouagadougou ont quitté le navire du chef de l’Etat. Après la démission de ces anciens ténors du parti de Blaise Compaoré, des rumeurs annonçaient celle probable d’une trentaine de députés partisans des démissionnaires. Finalement, seul le Larlé Naba n’a pas signé. Pourquoi ?

En réalité, les députés partisans des démissionnaires sont plus utiles dans le parti. La consigne qui leur a été donné est d’être l’œil et l’oreille des démissionnaires au sein de ce parti. S’ils démissionnent aujourd’hui, ils perdront aussi leur statut de député à l’Assemblée Nationale comme le recommande la loi. Ce qui va fragiliser la lutte entamée par le trio de tête des démissionnaires. 

Le seul démissionnaire qui est le Larlé Naba pourrait avoir pour rôle de regrouper les chefs traditionnels, véritables forces de mobilisation au Burkina Faso. L’expérience a d’ailleurs prouvé que depuis la période coloniale à aujourd’hui, les pouvoirs en place sont toujours passés par les chefs traditionnels pour assoir leur domination. Salif Diallo, Simon Compaoré et Roch Marc Christian Kaboré ont mené leur bataille avec un professionnalisme. Bien avant la démission, ils se sont assuré le soutien de ces derniers au cours d’une réunion tenu dans la cour du Larlé Naba.

Plusieurs options sont mises en réflexion par ces députés qui pourraient créer un groupe parlementaire pour contrecarrer avec l’opposition des projets de lois à l’Assemblée Nationale. Le chef d’orchestre de toutes ces manœuvres pourrait bien être Salif Diallo. Cet homme qui a longtemps était la tête pensante de Blaise Compaoré a s’est vu reléguer au second plan après avoir dénoncé une patrimonialisation en cours du pouvoir en place dans une interview accordée au journal l’Observateur Paalga alors qu’il était ambassadeur à Vienne en Autriche.

L’opposition s’est vue renforcer par la démission de ces cadors. Cela s’est ressenti lors de la marche de l’opposition le samedi 18 janvier 2014. A Ouahigouya et Kongoussi, villes acquis à Salif Diallo, la mobilisation était de taille ce jour là. Ce qui signifie que le changement est en marche. Déjà, certains se mettent à rêver à un scénario à la sénégalaise.


Burkina : pourquoi Blaise Compaoré ne va pas se représenter en 2015

L’opposition politique burkinabè appelle à une marche de protestation contre la modification de  l’article 37 de la Constitution du Burkina le 18 janvier 2014. Si l’opposition burkinabè veut mettre la pression sur le président du Faso Blaise Compaoré il  se trouve que le locataire du Palais de Kossyam ne va pas briguer un nouveau mandat en 2015…

Le Président du Faso Blaise Compaoré se cherche une porte de sortie (Ph. https://presidence.bf)
Le président du Faso Blaise Compaoré se cherche une porte de sortie (Ph. https://presidence.bf)

1-    Blaise Compaoré ne se représentera pas en 2015 parce tout simplement la Constitution du Burkina le lui interdit. Selon l’article 37 de cette Constitution, le mandat présidentiel est de 5 ans renouvelable une fois. Blaise Compaoré a été élu selon les termes de ce nouveau contrat entre lui et le peuple en 2005. Il a été réélu en 2010. Son mandant prend fin donc en 2015. Il est donc obligé de céder la main.

2-    Le président ne se représentera pas en 2015, parce que justement, tout le monde s’attend à ce qu’il modifie la Constitution. Pourtant, le « Blaiso » a toujours joué sur l’effet de surprise en prenant des décisions inattendues. Depuis qu’il est au pouvoir, il a toujours déjoué les pronostics de ses collaborateurs et aussi de ses adversaires. La presse burkinabè peut en témoigner.

3-    Pour une question de stratégie politique, Blaise Compaoré ne voudra pas de sitôt annoncer qu’il ne se présentera pas en 2015. S’il le fait, au sein de son propre parti et cela a déjà commencé  des batailles pour la succession vont s’engager. Une situation qui sera difficile à gérer. Pour donner l’avantage à son parti. Le président du Faso est donc peut-être en train de préparer sa succession.

4-    Le poids de l’âge et l’usure du pouvoir. A 62 ans Blaise Compaoré s’il était agent de la fonction publique devrait aller à la retraite cette année. On peut estimer qu’on n’est pas si vieux que cela à 62 ans. Mais le locataire du palais de Kossyam a passé 27 ans au pouvoir. Pendant tout ce temps ans, il a dû gérer beaucoup de crises dont la plus marquante est l’affaire Norbert Zongo et la plus récente, , les mutineries de 2011 qui ont sérieusement secoué son pouvoir. Il s’en est fallu de peu qu’un coup d’Etat soit orchestré. Heureusement pour lui, il a su reprendre la main comme à son habitude. Mais le natif de la ville de Ziniaré a besoin d’un repos réparateur.

5-    Blaise Compaoré va partir parce qu’aujourd’hui, la rue l’y pousse. Les Burkinabè ont soif de changement. La prochaine marche de l’opposition aura lieu le samedi 18 janvier. Les deux dernières ont connu des succès immenses. Conscient de cela, il ne voudra pas frustrer encore plus la population.

6-    Récemment, le ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, Gérôme Bougouma avait avancé la célébration de l’indépendance du Burkina à Ziniaré au lieu de la ville de Kaya  comme l’indiquait le calendrier initial. L’analyse que tout le monde a faite, c’est que le chef de l’Etat veut bien « construire son village d’origine » avant son départ. Sinon, après il risque de se voir reprocher de n’avoir pas rien fait pour son village avant de partir comme si c’était normal.

7-    Blaise Compaoré a déjà préparé son départ. En 2012, l’Assemblée nationale a voté une amnistie pour les anciens chefs d’Etat du Burkina dont lui-même. Afin d’avoir une retraite tranquille, il a pris les dispositions nécessaires pour ne pas se voir plus tard attaqué sur certaines affaires comme celle concernant l’assassinat de Thomas Sankara. Certains l’accusent d’en être le commanditaire.

Blaise Compaoré cherche donc une porte de sortie en attendant de vous dire prochainement pourquoi il ne quittera pas le pouvoir. 


CAF: le meilleur joueur africain de l’année doit évoluer sur le continent

La Confédération Africaine de Football (CAF) va designer le meilleur footballeur africain de l’année 2013 ce jeudi 9 janvier 2013 à Abuja (Nigeria). Les Ivoiriens Yaya Touré, Didier Drogba et le Nigérian John Obi Mikel sont les trois candidats. S’il est bien vrai que ces joueurs qui évoluent à l’extérieur sont des africains, à mon avis, la CAF doit poser comme critère pour remporter le trophée, que le lauréat évolue d’abord dans un championnat africain.

Mohamed Aboutreika malgré sa carrière riche en trophée, son talent et sa bonne saison 2013 ne pourra pas remporter le trophée de meilleur joueur africain parce qu'il évolue sur le continent africain;
Mohamed Aboutreika malgré sa carrière riche en trophée, son talent et sa bonne saison 2013 ne pourra pas remporter le trophée de meilleur joueur africain parce qu’il évolue sur le continent africain;

 

Le titre de joueur Africain de l’année décerné par la Confédération Africaine de Football (CAF) a remplacé le Ballon d’Or Africain décernée initialement par le Magazine France Football. J’apprécie l’idée que la CAF ait reprit l’attribution de ce trophée. Mais, ce qui ne tourne pas rond comme le ballon dans cette histoire, c’est que le titre de footballeur africain de l’année depuis 1992 a été attribué seulement à des joueurs évoluant  sur le continent européen. A ce rythme, les joueurs qui animent le championnat africain ne peuvent pas espérer remporter ce trophée. A moins avis, il faudrait changer les rôles. Le titre de joueur africain de l’année doit revenir à un footballeur d’origine africaine et qui évolue sur le continent. Je pourrai même être d’accord si le trophée récompense tout footballeur évoluant sur le continent. En Amérique du Sud, le prix du meilleur footballeur de cette zone revient toujours à un joueur qui évolue dans le championnat d’Amérique du Sud. L’on pourrait même copier  plus ou moins  au prix de meilleur footballeur d’Europe décernée par l’UEFA au lieu de créer un prix spécial pour le meilleur joueur basé en Afrique.

A mon avis, l’Égyptien Mohamed Aboutreika, vainqueur de la Ligue des champions d’Afrique ou le Nigerian   Sunda Mba, champion d’Afrique devraient remporter ce trophée. Quand on regarde le trio retenu pour la récompense, hormi John Obi Mikel, vainqueur de la CAN et de ligue Europa, les deux autres, Didier Drogba et Yaya Touré n’ont remporté aucun trophée en 2013.

La CAF doit songer au développement du football local en mettant l’accent sur les acteurs qui l’animent chaque saison. Pour compenser donc, l’on pourrait décerner un prix spécial pour le meilleur joueur qui évolue dans les championnats hors d’Afrique. L’objectif est de donner plus de valeur aux championnats et aux coupes africaines. Car, le public africain préfère suivre les championnats européens parce que la CAF en fait rien pour valoriser ceux du continent. Des joueurs comme Mohamed Aboutreika (Egypte), Trésor Mputu (Tresor Mputu), Ahmed Fathi (Egypte), Rainford Kalaba (Zambie), Sunday Mba (Nigeria) etc. qui ont survolé les compétitions tant en clubs qu’avec leurs sélections ne pourront jamais prétendre, si la formule est ainsi gardée, remporter le trophée de footballeur africain.