Quand la pauvreté conduit à la maltraitance des animaux

17 février 2014

Quand la pauvreté conduit à la maltraitance des animaux

J’étais particulièrement fier de publier cette photo que vous trouverez en cliquant ici. Il s’agit d’un homme conduisant son âne sur une charrette après, surement, une journée de dur labeur. Si la photo fait sourire, il témoigne quand même de la prise de conscience de cet homme que les animaux, que nous utilisons pour nos travaux (au champ, le transport de bois, de bagages etc.), ne sont pas des machines infatigables. Même que les machines ont besoin souvent de maintenance.

Un âne épuisés que tentent de relever des femmes dans à Ouagadougou
Un âne épuisés que tentent de relever des femmes dans à Ouagadougou (photo Hamed Ouoba)

Pour cette fois ci, j’ai voulu d’abord publier ces photos sans commentaire afin que chacun de mes lecteurs face son jugement. Puisqu’on dit qu’une image vaut mille mots. Une photo vaut mille mots par conséquent. Sur ces photos prises en plein centre ville de Ouagadougou (à quelques mètres l’immeuble de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO)), on voit bien des dames qui tentent de relever un âne surement épuisé après de longues heures de travail. Il refuse de continuer parce qu’il n’en peut plus. On dira, c’est un âne il est infatigable. N’est ce pas pour cela qu’on a sorti l’expression : « travailler comme un âne » ? Et pourtant un âne, ça meurt.

L’homme oublie souvent que les animaux sont aussi sont des êtres vivants. Ils naissent, grandissent et meurent comme les hommes. Le sang coule dans leurs veines. Ils sont faits de chair et d’os. Ils sentent la douleur également comme les humains. Ils ont aussi besoin de repos comme les humains. Nous oublions demandons à ces animaux, d’aller au delà de leur limite.

Personne ne porte un intérêt sur ces femmes
Tous passent sans s’arrêter (photo Hamed Ouoba)

Ces dames qui tentent de relever cet âne sont bien connues à Ouagadougou. Elles parcourent la ville de Ouagadougou de porte en porte pour ramasser des ordures. Elles sont généralement des veuves. Faut-il leur en vouloir pour cela ? Non! La quête de la pitance nous amène souvent à oublier certaines éthiques pour survivre. J’imagine moi-même les longs kilomètres qu’ils ont du parcourir avec cet âne pour ramasser des ordures avec toutes les bactéries possibles qu’elles ont bien respiré. Combien gagne-t-elle ? Des miettes. Ces images sont anecdotiques car, le calvaire que vit  cet âne traduit aussi celui que vivent ces ramasseuses d’ordures. Elles partagent le même destin. L’amélioration de leur condition de travail est liée aussi à ce lui de cet animal. En plus, personne ne s’arrête pour aider ces pauvres dames et leur animal qui est en fait leur gagne-pain.

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Commentaires

Serge Katembera
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c'est effectivement celle-là la conclusion, on ne peut pas demander à un homme mis dans des conditions presque "animaliÈres", étant donnée la misère, de se comporter en humain. Ou du moins d'avoir un comportement "civilisé"...

Boukari Ouédraogo
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Dans certains conditions, l'homme est obligé de se rabaisser à un certain niveau. Un homme qui a faim est malade.

autre
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Je ne partage pas vos opinions.Ces idees de justifier la betise humaine a cause de la pauvrete...dans de nombreux pays et en Europe la pauvrete existe partout et l attitude de certains face aux animaux est tres respectueuse...la realite en Afrique de l ouest pour ce que je connais est l ignorance et l' absence d empathie pour toute vie.Les chats ou chiens sont frappes pour un rien, les anes maltraites, des chauffeurs de camions ecrasent sans culpabilite les chiens sur leur passage...l' animal est reduit a quelque chose sans importance et sans conscience et qui ne peut souffrir.Les gens n ont de yeux que pour la famille,4 femmes pour les hommes en zones musulmanes,les fetes,le sex, le marabout,l'argent et l'apparence..drainer les rues ou proteger son environment est secondaire...ils vont preferer acheter 4 maisons que de payer l ecole des enfants.ils vont preferer payee un marabout a 100 000 cfca qand leur salaire est de 65 000cfa...et ceux qui veulent changer les choses ne peuvent parler...l africain a ete la victime dans un passe recent mais maintenant c est aussi un acteur inconscient de son cancer.Je suis Africaine.Nous ne voulons pas ouvrir les yeux.pauvrete ne veut pas dire mechant...de tout les temps les gens onr connu ce niveau de vie...la vie technologique ou a l occidentale que l on voit a la tv esy que recente (50 ans).les toubabs ont ete aussi paysans depuis des siecles comme nous...donx la raison n est pas la pauvrete mais l absence d empathie...c est tout.