Transport en commun à Ouagadougou : Sotraco toujours bourrée, toujours en retard

Article : Transport en commun à Ouagadougou : Sotraco toujours bourrée, toujours en retard
7 octobre 2013

Transport en commun à Ouagadougou : Sotraco toujours bourrée, toujours en retard

Pour circuler dans une ville comme Ouagadougou, l’on a besoin forcement d’un bon moyen de transport. Marchez sous cette canicule qui sévit même au mois de décembre est difficilement supportable quand on doit parcourir une longue distance. Ceux qui n’ont pas de vélo ou de moto ont deux choix. Le bus ou le taxi. Mais je ne conseille pas le premier en l’occurrence la SOTRACO.

 

Ouagadougou bus
Arrêt de bus à Ouagadougou (ph. Boukari Ouédraogo)

 

Cette photo a été prise le samedi 7 septembre 2013 à Ouagadougou, au Centre-ville, devant la gare de bus de la Société de Transport en Commun de Ouagadougou (SOTRACO). C’était au moment même où cette entreprise de transport en commun menait une large campagne publicitaire sur l’achat d’une trentaine de bus pour mieux desservir la capitale burkinabè. C’est ce paradoxe qui m’a choqué. Arrivé au niveau de l’arrêt non loin de « La Maison du Peuple » j’ai vu cette scène et  j’ai d’abord pensé à un attroupement dû à un accident. Pas une journée sans accident à Ouagadougou. Tout le monde le sait. Lorsque je me suis rapproché, je me suis rendu compte que ces personnes luttaient pour entrer dans le bus. Après avoir fait ma photo, j’ai interrogé une jeune fille qui m’a fait savoir qu’ils attendaient le bus depuis très longtemps. C’est pourquoi chacun luttait espérer avoir une place sinon, il faudra attendre encore pendant plusieurs minutes ou plusieurs heures. Mais bien sûr, le bus ne pouvait pas contenir tout ce monde. Il fallait donc continuer la lutte. J’étais choqué de voir ces mamans lutter avec des jeunes filles et des jeunes hommes pour entrer dans un bus. Quelqu’un m’avait dit que « la galanterie s’arrête dans le bus ». J’ai compris pourquoi ce jour là.

Ces situations sont fréquentes à Ouagadougou. Les bus de la SOTRACO s’illustrent surtout par leur grand retard sur les différentes lignes. Il n’y a pas longtemps, j’étais en stage dans une entreprise locale. Je n’avais pas de moto. La distance ne me permettait pas de me rendre à vélo. (J’avais un petit vélo tout terrain en bon burkinabè). J’ai donc décidé d’y aller par le bus. Mais pendant une semaine. J’ai bavé! Jamais je n’ai été à l’heure au bureau ! J’ai commis l’erreur de me fier au programme de la SOTRAOCO que j’ai trouvé sur son site Internet.

Ce n’est pas à première fois que j’ai vu une telle scène à Ouagadougou en lien notamment avec la SOTRACO. Elles sont fréquentes. Souvent, les bus sont tellement remplis que certains passagers ont une partie de leur corps dehors. Dans de telles conditions, un accident est vite arrivé. La SOTRACO doit faire des efforts pour mettre sa clientèle à l’aise et aussi assurer une régularité au niveau des arrêts car comme on le dit bien, « le temps, c’est de l’argent ». Espérons que la trentaine de bus annoncée va permettre aux clients d’arriver plus vite et dans de bonnes conditions surtout avec la rentrée scolaire qui a sonné depuis le 1er octobre au Burkina Faso. 

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Commentaires

kafando idrissa
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Je pense que la société doit revoir la capacité de ses bus sinon c'est pas le nombre qui compte mais la capacité de transporter un bon nombre sans déranger les passagers à l'heure qu'il faut . Le nombre d'abonné dépasse l'offre , alors bon courage !

Boukari Ouédraogo
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Je suis d'avis avec toi. Les bus de la SOTRACO sont tellement petits. Donc quand ils arrivent, et lorsqu'il y a du monde, tout le monde a du mal à y rentrer. Surcharge.