Entre Thomas Sankara et Madagascar, des liens forts

Madagascar a inspiré l’ancien du Président du Faso Thomas Sankara. Certains traits de cette île où il a séjourné se retrouvent aussi dans le contexte burkinabè. Les coïncidences sont assez troublantes.

Il existe une histoire d’amour entre Thomas Sankara et Madagascar où il a étudié

1- La révolution

La révolution de Mai 1972 a surement marqué l’ancien Président du Faso Thomas Sankara. Alors Thomas Sankara est étudiant à l’Académie militaire d’Antsirabé, une révolte. Elle concerne toutes les couches sociales à Madagascar même si les élèves et étudiants en sont à l’initiative. Cette révolte populaire conduit à la chute du Président Philibert Tsiranana. Thomas Sankara, en démissionnant de son poste de ministre de la Communication en avril 1982 pendant la présidence de Jean-Baptiste Ouédraogo, avait lancée « malheurs à ceux qui bâillonnent leur peuple ». Une inspiration aussi venue de Madagascar. Thomas Sankara sera porté à la tête du pouvoir par une partie de l’armée et des syndicalistes qui lui étaient favorables. Par la suite, Didier Ratsirak adopte par référendum de la Charte de la révolution socialiste. Le 2 octobre 1983, Thomas Sankara faisait un discours d’orientation politique.

2- La valorisation des langues locales

Thomas Sankara qui a aussi suivi l’évolution politique de Madagascar après son départ en France s’est aussi inspiré de la Malgachisation de l’enseignement dans ce pays. Cependant, Thomas Sankara n’était pas dans la même démarche que Didier Ratsirack qui a établi un programme de substitution progressive du français par le malagasy. Son effet se fait ressentir aujourd’hui encore. Plutôt que cette méthode, Sankara a opté pour « L’Alphabé Commando » qui est l’apprentissage à lire, écrire, et calculer en langues  nationales et le « Bantaré » un programme d’enseignement de femmes rurales en langues nationales.

Pour Thomas Sankara, il faudrait que l’enseignement donné puisse permettre aux apprenantes de l’appliquer dans leurs activités quotidiennes. Pour Sankara, même Toutefois, notons qu’à ce niveau le Burkina Faso avait déjà une politique de valorisation des trois principales langues parlées dans le pays à l’école primaire depuis les années 1970. Sankara voyait la langue française comme : « langue d’unification de nos multiples nationalités ».

3- La cité AN III

La première chose qui marque lorsqu’il foule Antananarivo, ce sont les habitations construites en hauteur. Thomas Sankara a aimé ce concept. Il a compris que l’on pouvait utiliser peu d’espace pour plusieurs habitations. C’est sur ce postulat qu’est partie la construction de la cité An 3 de Ouagadougou, construit dans le cadre du projet « un toit pour tous ».

4- Le drapeau du Burkina

Le drapeau du Burkina ressemble étrangement à celui de Madagascar.  En effet, il y a les deux bandes rouges et vertes horizontales qu’on retrouve sur les deux drapeaux. Toutefois, celui du Burkina adopté en 1984 ne comporte pas la bande blanche. Le drapeau malgache comporte une bande blanche verticale. Thomas Sankara a peut-être remplacé cette bande blanche par l’étoile dorée. Toutefois, certains pensent que le drapeau du Burkina est inspiré de celui du mouvement populaire de libération de l’Angola (qui se serait aussi inspiré de celui du front national de libération du Sud Viêtnam).

Que dire donc de son ami journaliste malgache Sennen Andriamirado qui a écrit : « Il s’appelait Sankara » et « Sankara le rebelle » ? Ce sera l’objet d’un autre billet.

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