Le Conseil de l’entente aux mains des Forces armées du Burkina ?

La capitale Ouagadougou est dans l’effervescence ce mardi 29 septembre 2015 avec notamment plusieurs embouteillages qui s’expliquent par le fait que la zone du Conseil de l’entente et du premier ministère est quadrillée par les Forces armées (FAN).

Les Forces armées nationales (FAN) sont en train de prendre les choses en main. Après l’officialisation par le chef d’état-major général des armées le lundi 28 septembre du refus du régiment de sécurité présidentielle (RSP) de rendre les armes, l’armée nationale a pris les dispositions. Pendant cette journée, ceux qui s’approchaient près des camps militaires constataient un grand mouvement. Certains points sont occupés par les FAN. Des chars barrent, par exemple, l’entrée du Camp Guillaume Ouédraogo.

La présence est remarquable ce mardi 29 septembre 2015 dans une partie de l’ancienne « zone rouge », où toute manifestation était interdite par le gouvernement déchu de Blaise Compaoré. Des militaires sont arrêtés juste en face de l’ex-Assemblée nationale obligeant les Ouagalais à faire de grands détours. Ainsi, l’armée avait sous contrôle, la zone du premier ministère, de la télévision nationale.

En plus de cela, les hommes de Pingrooma Zagré ont récupéré la zone de la radio nationale et du Conseil de l’entente où se trouve le domicile du général de brigade Gilbert Diendéré, le chef des putschistes. Ce qui explique les embouteillages dans plusieurs secteurs de la ville de Ouagadougou. Mais les volontaires adjoints de sécurité (VADS) accompagnés par la police municipale présents dans certains carrefours régulent la circulation.

En une journée donc, l’armée semble avoir avancé d’un pas puisque la veille, bien qu’ayant quadrillé la zone du premier ministère de la télévision nationale, celle concernant la radio nationale et le Conseil de l’entente était gardée par quelques éléments du RSP reconnaissables à leur tenue de camouflage vert. Trois éléments à pied avec des kalachnikovs étaient au côté ouest de la radio nationale tandis que devant l’entrée des militaires du RSP étaient également installés. Les deux camps se regardaient.

S’il y avait un combat, la messe était dite d’avance. Ils n’avaient aucun moyen pour ces derniers de faire face au char de l’armée nationale et à un véhicule mitrailleuse de la gendarmerie nationale.

La psychose règne depuis que le gouvernement à travers un communiqué à affirmé que des groupes djihadistes et étrangèrs convergeraient vers le Burkina en soutien au RSP. C’est pourquoi, beaucoup se sont posés des questions sur la présence des militaires dans différents endroits. Djibril Bassolé, arrêté a nié cela tout comme le général Gilbert Diendéré sur les antennes de France 24.

Toutefois, dans un communiqué publié ce mardi 29 septembre 2015 le chef d’état-major général des armées demande de ne pas révéler ses positions :

« Pour ne pas compromettre l’opération en cours et pour des raisons évidentes de sécurité, je vous saurais gré de demander à vos équipes de s’éloigner des positions des troupes et de cesser de les révéler. Des visites sur le terrain seront organisées afin de ne pas compromettre la réussite de l’intervention des troupes des Forces Armées Nationales ».

Toutefois, la zone du conseil de l’entente située loin du RSP est loin du camp Naba Koom où est retranchée le RSP à plus d’une trentaine de km de là. En même temps, les FAN avaient occupés les positions du RSP à Ziniaré, village de Blaise Compaoré et la poudrière de Yimdi, village situé à la sortie de Ouagadougou.

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