Burkina, l’aid après le putsch

Les musulmans fête ce jeudi 24 septembre 2015 la fête de tabaski ou encore Aid El Kebir. Au Burkina Faso, cette fête à une sensation particulière après une semaine d’incertitude suite au putsch du régiment se sécurité présidentielle. Malgré les difficultés, les Burkinabè compte célébrer la tabaski. Constat fait au marché à bétail du quartier Tanghin de Ouagadougou.

La crise ne permet pas à tout le monde de s'acheter un mouton

La crise ne permet pas à tout le monde de s’acheter un mouton

12 heures au marché à bétails situé au quartier Tanghin de Ouagadougou ce mercredi 23 septembre 2015. Des voitures, des motos obstruent presque la chaussée. Les hommes se bousculent sous le bêlement des moutons et les klaxons. Au niveau des deux entrées du marché à bétail, certains entrent d’autres ressortent en tirant parfois un mouton, une corde au cou.

«Cette année, ce n’est pas comme l’année passée » confie commerçants et acheteurs. S’il s’agit du même refrain entonné chaque année. Mais pour cette fois, la situation leur donne raison. Le Burkina Faso a traversé une semaine d’épreuve suite au putsch du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP). Les banques ont fermé pendant toute cette période et la plupart des services, n’ont pu virer les salaires assez tôt. Il y avait également une grève illimitée à ce moment.

Eliasse Ouédraogo tentait de trouver des acheteurs. «Ça va un peu, mais les clients ne viennent pas. Je ne sais pas si c’est à cause de la situation du pays mais ça ne va pas. Mais on va attendre jusqu’à demain », explique Adama Ouédraogo même s’il reconnait que la veille, il ne savait pas que les Burkinabè fêteraient la fête de tabaski.


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« Les prix sont prohibitifs à mon avis. 175 mille francs, 200 et quelques, je pense que c’est cher pour des moutons de tabaski qui est une fête religieuse », souligne Moussa Doumbia, un acheteur venu avec ses deux enfants. Pour lui, la situation actuelle devrait même conduire à revoir à la baisse ces prix par devoir de solidarité.

Le prix d’un mouton tourne entre 50 mille francs CFA et à plus de 200 mille francs CFA en fonction de la taille. Malgré la cherté denoncé, chacun arrive à repartir avec un mouton. Un peu de sacrifice. Malgré un contexte difficile, les Burkinabè célébreront l’aïd el kebir.

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