Et si les inondations au Burkina étaient une opportunité ?

Depuis le début de la saison de l’hivernage au Burkina Faso, chaque pluie arrive avec des risques d’inondations. Ces eaux qui se déversent au Burkina Faso pendant cette période devraient être une chance dans un pays où la saison des pluies ne dure pas plus de quatre mois.

Et si ces présentes inondations étaient une opportunité ? Oui. La question mérite d’être posée. Cela ne signifie pas que les dégâts que ces pluies causent une bonne chose. Sauf en période où les épis de mil sont en train de murir, les paysans ont presque tout le temps souhaité de bonnes pluviométries pour leur culture. Aujourd’hui, ces inondations sont la preuve qu’une grande quantité d’eau est déversée sur la ville de Ouagadougou en peu de temps. Compte tenu de la pénurie d’eau que le Burkina Faso et la capitale particulièrement en ce moment connait, il est nécessaire de mettre en place des plans de stockage d’eau à travers en construisant des châteaux d’eaux et d’autres points de stockage. Car, c’est un véritable gâchis qu’une telle quantité se déverse sans que cela puisse être exploité utilement.

Malheureusement l’on retient de ces pluies, les dégâts qu’elles causent. Ce qui nous empêche de voir les opportunités à saisir. En effet, lorsqu’il pleut cette année, presque toutes les grandes artères de la ville de Ouagadougou sont submergées d’eaux. Les ponts sont débordés. Le principal barrage de la ville de Ouagadougou, celui de Tanghin menace aussi de déborder. Les maisons aux alentours de ce barrage sont, elles, dans les eaux. Les zones inondables ont été pendant longtemps épargnées. Mais ces derniers années et depuis la pluie du 1er septembre 2009, elles sont dans les eaux.

Transformer les faiblesses en force

Face à cette situation, les décisions prises par le gouvernement concernent essentiellement le curage des caniveaux, le déguerpissement des commerçants installés sur ces caniveaux et le relogement des habitants des sites inondables. C’est tout ! Et pourtant, ces pluies qui tombent devaient être une grande opportunité. Une chance !

Le Burkina Faso est un pays sahélien où les plus ne durent pas plus de quatre mois et parfois moins. Une grande partie du territoire nationale est une zone aride. En période chaude, les coupures d’eaux sont  fréquentes. Au sahel particulièrement, les points pour recueillir l’eau sont rares. En plus le sol facilite l’infiltration de l’eau de sorte qu’il est difficile de faire des stocks. En 2016 particulièrement, la capitale Ouagadougou a vécu une pénurie d’eau sans précédent obligeant parfois les habitants à parcourir plusieurs kilomètres pour se trouver cette denrée rare. Tout cela devrait donner des leçons et transformer ce qui s’apparente à une calamité en force. Le Président Thomas Sankara le disait : « Tout ce qui est imaginable par l’homme est réalisable par l’homme ».

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