Le domicile de François Compaoré, symbole d’un peuple assoiffé de justice

Le domicile de François Compaoré, frère de l’ancien chef d’Etat Blaise Compaoré a été pillé le 31 octobre 2016 suite à l’insurrection populaire qui a emporté son frère. Aujourd’hui, ce bâtiment de luxe en ruine, orné de graffitis et autres dessins est toujours l’objet de curiosité.

Norbert Zongo Thomas Sankara domicile François Compaoré

Après le pillage de cette grande bâtisse qui surplombe toutes les habitations de la place, des bruits de découvertes macabres ont couru. En réalité, il s’agissait d’interprétations fallacieuses d’éléments trouvés sur place : des boîtes de tomates supposés être des sébiles de mendiants offerts en sacrifice, des photos artistiques censées illustrées des rituels sorciers, des têtes de moutons toutes fraîches retrouvées sur place etc. Toutefois, des comptes rendu d’espionnage de personnalités dont le célèbre journaliste Norbert Zongo, trouvé sur place, photocopié et vendus ont notamment montré que François Compaoré était vraiment le « Petit Président ». C’est lui qui dirigeait le pays. Un mot, une note, une phrase de sa part pouvait faire ou défaire n’importe quel dirigeant, bloquer ou débloquer une situation.

Plus d’une année après la chute du régime de Blaise Compaoré, des graffitis, le domicile de François Compaoré situé sur l’avenue Charles de Gaulle de Ouagadougou en face de l’Université de Ouagadougou et non loin du terrain de l’Etoile Filante de Ouagadougou (EFO) dont il est supporter est toujours l’objet de curiosité. L’engouement a diminué. Quand on accède à la cours, une image frappe. Celle représentant le journaliste Norbert Zongo assassiné en 1998 par des membres du défunt régiment de sécurité présidentielle (RSP) et également celle de Thomas Sankara. Les images de ces deux héros nationaux trônent côte à côte.

Cette image de ces deux personnages illustre tout simplement la barbarie de l’ancien régime. La boulimie du pouvoir symbolisé par l’assassinat de Thomas Sankara et musèlement de la liberté d’expression et de penser avec l’homicide de Norbert Zongo.

Plusieurs jeunes à l’image de Simporé servent de guide aux visiteurs de cette maison qui contient un sous terrain. Les personnes n’ont avisées pourraient s’y perdre ou ne pas voir certaines recoins. Pour Simporé cette maison devra tout simplement servir de musée comme le bâtiment qui abritait l’ex Assemblée Nationale du Burkina brûlée à la date du 30 octobre 2014. Il veut le bien parce que ceux qui visitent le domicile de François Compaoré lui laisse quelques sous. «Ça va empêcher certaines personnes de vivre sur le dos des pauvres », lance Simporé.

One thought on “Le domicile de François Compaoré, symbole d’un peuple assoiffé de justice

  1. Il faudrait que les gens aient le courage d’assumer leur responsabilité et ne pas se cacher derrière une nationalité. Quand on eu le courage de commanditer un acte, on devrait avoir aussi le courage de l’assumer.

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