Révolution burkinabè : Ouagadougou garde les stigmates

Les 30 et 31 octobre 2014, le peuple burkinabè s’est soulevé contre le régime du Président Blaise Compaoré qui voulait à tout prix modifié l’article 37 de la constitution qui limite l’occupation du fauteuil présidentiel à deux mandants de cinq ans. Les manifestations ont conduit à des pillages, des pneus brulés sur le goudron. Mais aussi des écrits un peu partout dans la ville de Ouagadougou. Des messages qui exprimaient le ras-le-bol mais aussi la soif de changement. 

 

Les stigmates du soulèvement populaire au Burkina Faso

Blaise Dégage sur plusieurs murs de Ouagadougou, l’on a vu ce message

 Les manifestants ont crié pendant les différentes manifestations: « Blaise Dégagé ».

 

C'est cette année que les Burkinabè ont commencé à crier à haute voix, cette phrase

Pour l’une des rares, fois, l’on a vu des Burkinabè traités aussi ouvertement leur chef de l’État: Dictateur

Les manifestants avaient déjà annoncé la fin du régime de Blaise Compaoré

La fin du régime de Blaise Compaoré mais seul lui ne l’avait pas compris. La révolution des 30 et 31 octobre 2014 ont mit au règne du Blaiso, le nom effectué de l’ancien chef de l’Etat.

Kouamé Lougué

Les manifestants ont appelé Kouamé Lougué au secours mais ce dernier n’a pas répondu à leur appel. Lorsqu’il l’a fait le dimanche 2 novembre 2014, le Lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida s’était déjà confortablement installé volant ainsi au peuple burkinabè sa révolution démocratique et populaire.

 

Blaise Compaoré Ebola

Avec l’actualité en Afrique de l’ouest marquée par l’épidémie du virus Ebola qui sévit dans certains pays de la sous-région, certains ont traité Blaise Compaoré d’Ebola.

Tout cela était inimaginable au lendemain de l’élection présidentielle de 2005.

 

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